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Dormir en dormant

17 Avr

Somnambule - infographie par La Vilaine

Depuis que je suis toute petite (le premier qui rappelle dans les commentaires que je ne suis toujours pas bien grande connaîtra mon courroux), lorsque je suis vraiment rompue mais que mon esprit et mon corps me trompent dans une énergie feinte, et que dans un moment d’inattention je m’endors, je rêve que je dors.

Oui, je dors en dormant, étrange expérience onirique. Je suis à l’endroit même où je me suis assoupie, le lieu, la position tout est à sa place dans mon songe et je lutte dans le sommeil de mon rêve. Mes paupières sont lourdes et je me bats pour les ouvrir sans y parvenir, je veux me réveiller pour profiter pleinement de ce moment de tous les possibles mais n’y parviens pas.

Parfois au prix d’un gros effort, j’arrive tout de même à me lever (dans mon rêve, je précise puisque c’est quand même un peu tordu), toujours les yeux lourdement clos, j’effectue quelques tâches puis retombe, souvent à même le sol pour reprendre le cours de cet écho de sommeil. Un peu comme ces tableaux trompe-l’oeil qui reproduisent à l’infini l’image dans l’image, ces rêves me donnent une sensation de vertige. Et si je me réveillais dans mon rêve mais jamais dans ma réalité ? Et combien de poupées russes se dissimulent les unes dans les autres, combien de fois me faudra-t-il me réveiller avant de l’être réellement ?

Forcément dormir en dormant c’est très reposant, bien plus que les fois où je rêve que je suis éveillée, persuadée de l’être dans la réalité et me lève pour mimer les actions rêvées… Oui dormir en dormant c’est très reposant et bien moins dangereux que de dormir en marchant…

Je ne compte plus les bleus et bosses causés par ces rêves de réalité. Car si je me crois consciente et me meus dans la pièce, l’espace n’est pas le même et en cherchant à descendre un escalier qui n’est pas agencé comme il se devrait, on finit par en dévaler un autre, au mieux sur son séant au pire sur les dents. Et l’on se réveille, défaite, le cheveu en point d’interrogation, on examine la pièce sans la reconnaître (il faut un temps tout de même pour remettre sa nuisette et les objets à l’endroit dans sa tête) et en se frottant le croupion on se jure d’installer au plus vite un verrou sur la porte pour limiter les dégâts de cette sorte.

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2 Commentaires

Publié par le avril 17, 2011 dans triturage de cervelet

 

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2 réponses à “Dormir en dormant

  1. Jacques Brévent

    avril 19, 2011 at 3:56

    Ribouldingue de grande lignée, alias super Mémère de course (née De Ouf) s’esclaffait en s’esbaudissant avant que de s’étrangler en avalant son dentier. À sa manière, Gérard Le Dormant (qui n’était pas un géant) le disait aussi : « Chambranle mal visé n’en pardonne pas la moitié. »

    Ainsi! , tendre et Belle petite au bois vous dormîtes en dormant… ! Et de plus aimeriez à tout bien considérer nous faire croire à l’innocuité de telles pratiques… ! Mais nous ne sommes pas piqués et pendant que j’y songe, comment savoir si vous ne nous écrivez en rêvant seulement de nous écrire ??? D’accord d’accord, par vos clairs propos vous nous ouvrez grands les yeux sur cette possibilité bien trouvée de mieux les fermer. Devrions-nous pour autant vous en remercier ?

    Allez ma bonne amie, allez ! Tenez, laissez moi à la surenchère du post ‘Hit’ vous offrir :

    «Par une douce et magnifique soirée un ma foi fort bel homme (votre serviteur peut-être?) poussait une brouette grinci-grinçante en direction du soleil couchant de mai. Fermant un instant des yeux éblouis de rouge pourpre et sang lui apparut l’image du plus beau des rêves matérialisé. Un somptueux cheval noir se tenait au beau milieu de son champ de vision là, juste dans son contre-jour ! Un cheval noir luisant sous un petit pommier aux milles fleurs blanches agitées de soubresauts assez incompréhensibles au premier abord. L’équidé entièrement enfiché sous l’une des branches principales de l’arbre se frottait le dos en laissant entendre un profond grognement de plaisir. Le tableau était saisissant. L’arbre couronné de tous ses parements, le cheval en mouvement. A cet instant précis, son pied heurta la racine ! Lorsqu’il s’éveilla, il gisait étalé dans le fumier sans nuisette immaculée… Prose Prusse, rose ou Russe poupée, état second n’est pas le premier ! Quitte pour aller bien bien laver sa nouvelle blouse de bleu jardinier… »

     

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