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Comme un souffle de vent sur la canicule

23 Août

Souffle de vent - Photo par La Vilaine

Je ne me contente plus. Longtemps je me suis contentée, et même contentée tout mon content, jusqu’à plus soif, m’estimant bien contente, me complaisant dans mon contentement, me martelant le cervelet de mantras de joie, de youpitralala, me chantant intérieurement le bonheur d’être contente.

Est-ce les prémices du vieillissement ? Est-ce le début d’un grand chamboulement ? Est-ce l’ombre de Marie-Agnès qui pèse de tout son poids (ceux qui n’ont pas lu mes nouvelles, se mordent les doigts !..) ?

Je veux plus qu’un contentement, je veux prendre et le faire pleinement…

Comme un souffle de vent sur la canicule, un souffle de vie souffle sur votre Vilenie. Observez bien, et contemplez, chaque brin d’herbe soudain ranimé, après des jours de touffeur extérieure, où la nature semblait manquer d’air, où l’oxygène s’était raréfié…

Doucement d’abord, une légère brise, un changement imperceptible. Puis elle monte, elle prend corps, soulève la robe, se joue de votre mise, vous enveloppe, pénètre sous vos vêtements. On ouvre les portes contre lesquelles elle tambourine, on la laisse entrer, on accepte qu’elle pousse les rideaux, claque les volets, branle les branches…

On la respire, on l’absorbe, on l’écoute pour un moment. Puis elle devient vent violent, menace de renverser des objets, de briser quelques effets ! On recule, on hésite, on pousse sur les fenêtres, on se ravise, et l’on comprend ! Et l’on prend ! Alors s’ouvre un monde, une vie, une gourmandise, on apprend à aimer ce vent. Et malgré la peur de s’envoler, on approche la main courante, on la saisit et on l’enjambe, pour se laisser emporter sans trop savoir où le vent va nous mener…

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6 Commentaires

Publié par le août 23, 2011 dans triturage de cervelet

 

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6 réponses à “Comme un souffle de vent sur la canicule

  1. monesma yann

    août 23, 2011 at 10:43

    OOuuuuuuu mais je connais cet état…jouissif, intense, très intense….on rencontre dans cet état, on rencontre parce que non seulement ou laisse sa porte ouverte mais on va frapper chez les autres….Jouissif donc, revigorant, riche pour soit, pour les nouveaux satellites, pour ce que ces rapprochement vont créer, à l’intérieur,comme à l’extérieur. Jouissif donc, mais très souvent destructeur…

     
    • lavilaine31

      août 23, 2011 at 11:55

      C’est ça qui bon… Chacun y verra, selon sa propre expérience, son propre vent. Pour ma part, il s’agit surtout d’un élan lié à une année d’expériences aussi étonnantes que vivifiantes, des nouvelles publiées en passant par une pièce de théâtre pro, pour terminer par la concrétisation d’un projet professionnel. Alors, oui, cela transforme, on se sent pousser des ailes, on prend confiance et l’on se met à rêver à d’autres projets, à se dire qu’on a eu tort de jusqu’alors se contenter, sans pour autant regretter le parcours, mais en cherchant encore à prendre, dévorer, ce qui peut l’être…

       
  2. Stf

    août 24, 2011 at 12:12

    Quel nul… J’ai tout raté, et par ma faute… Cela partait pourtant bien, en quelques mots j’étais déjà sous le charme de ce nouveau texte… Les voiles se gonflent et me voici, lecteur, emporté par cette brise que j’anticipe déjà devenir bourrasque au paragraphe suivant…
    Et la, mystère d’un esprit que j’espère pourtant pas plus particulièrement tordu qu’un autre, je me retrouve à imaginer la sensation que l’on peut ressentir lorsqu’un souffle de vent s’engouffre sous sa propre robe… N’ayant pas d’ancêtre écossais ni de goûts vestimentaires Ed Woodien, je me demande si cela ressemble à ce que je connais en portant un short, ou si l’expérience est plus intime… Bref, ma pensée vagabonde, se perd et arrive sur le point de suspension final sans avoir suivi la bonne voie…
    Désolé la Vilaine, sur ce coup-là, j’ai pas assuré…

     
    • lavilaine31

      août 24, 2011 at 9:32

      Ayant déjà porté des shorts (c’est un avantage que nous autres, femmes, avons sur vous que de pouvoir porter indifféremment pantalon/short/robe/jupe), non, l’expérience n’est en effet pas tout à fait la même… Pour le reste, peu importe que le fil ait été perdu, l’essentiel est d’avoir vagabondé.

       

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