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Le fétichiste – Geoff Nicholson

21 Avr

le fétichisteEn m’apprêtant à vous faire part de ma dernière lecture, je me suis aperçu avec une pointe de frayeur, que j’enchaînais (un, deux, trois donc) trois articles presque d’affilée ayant trait aux pieds et aux chaussures (et je ne compte pas celui-là)… Est-ce lié à la frustration d’avoir remisé mes chaussures à talons dans un carton parce que, décidément, les Fuck-Me-Shoes siéent assez mal à la bouse (Il n’est pas exclu que mon inconscient tente de me rappeler qu’il fut un temps où je ne les chaussais pas que de temps en temps pour aller, par exemple, au restaurant. Alors plates excuses aux plus féminins de mes souliers pour les avoir délaissés, qu’ils me pardonnent de ne plus claquer sur des revêtements asphaltés et comprennent ma peine de ne pouvoir les enfiler autant qu’il me siérait mais c’est que je risque d’être moquée…) ?

Il est également tout aussi probable que cela ne soit que pur hasard et nullement rebuffade escarpine contre les contrées alpines qui mit sur mon chemin autant d’histoires de brodequins  (accordons-moi tout de même que L’annulaire comme titre, ça ne sonne pas franchement footichiste ?).

Toujours est-il que Le Fétichiste m’a séduite à plus d’un titre. Le récit est incroyablement documenté, j’avais la sensation d’avoir en main le petit guide du fétichiste du pied et de la chaussure, mais un petit guide qui se savoure, un peu comme si un ami prenait un temps nécessaire et infini pour expliquer avec légèreté, exemples et théories, son attrait particulier. Des petites histoires sur de grands noms hollywoodiens, des études freudiennes et même des contes réexpliqués sous l’angle de vue du footichiste parsèment ce livre sans léser l’histoire principale. Et si les passages de récit sont très travaillés tant sur le fond que la forme (vocabulaire très recherché, mots peu usités), les dialogues sont quant à eux d’une contrastante modernité, et même avouons-le, licencieux ce qui les rend encore plus savoureux. Ma seule réserve a trait à l’intrigue policière qui vient se greffer au dernier tiers, sans doute plaira-t-elle à certains lecteurs, pour ma part la feinte simplicité de l’intrigue et la qualité de la prose des deux premiers tiers auraient suffit à mon bonheur.

Pour résumer, j’ai apprécié les pas effectués dans ce livre et le petit plus : on y gagne soi-même un vocabulaire cordonnier insoupçonné et je dois vous l’avouer : je ne regarde plus ni mes chaussures, ni mes pieds tout à fait avec le même œil… Il y a eu un avant et il y a un après « Le Fétichiste ».

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Publié par le avril 21, 2013 dans littérature

 

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