RSS

108

09 Juil

Saluer le soleil

108, c’est un joli chiffre avec un 8.

8, qui, s’il se penche un peu, s’il accepte de s’allonger, reste couché à l’infini.

108, c’est aussi le chiffre d’un petit défi (encore un ? te dis-tu lecteur de mon coeur ? Ne t’avais-je pas prévenu au premier janvier que ce serait l’année du Oui, de l’audace et peut-être même d’un peu de folie ?).

Alors même que j’avais enfin retrouvé un semblant de repos, que l’incendie était circonscrit, j’ai emmené mon corps (accompagné de mon esprit) pratiquer 108 salutations au soleil par packs de 12, pour célébrer l’été.

4 x 12 pour vider, purifier, débarrasser (en l’occurence, la purification s’est faite par 22 litres de la sueur mêlée de 7 soeurs, parce que quand tu en baves à 7 au petit matin, ça crée des liens).

5 x 12 pour se remplir de prana, absorber, et qui sait ? s’envoler.

Puis, s’allonger sur le sol et sentir le feu bouillonner en soi.

Je te passe l’effort physique relativement brillamment relevé malgré une chaleur suffocante pour en venir directement aux effets singuliers provoqués par l’absorption directe d’une telle énergie, et que l’on pourrait définir ainsi : overdose de prana.

Overdose de prana, de feu sacré, de souffle de vie, appelez ça comme vous voudrez. L’énergie que j’avais (légèrement) remisée dans mon placard est revenue en fanfare et, concomitamment, un lot d’absence de présence en paquet de 8 couchés sur le côté m’a enchaînée (ou déchaînée ?).

De quoi te plains-tu ? te demandes-tu, lecteur moralisateur… Eh bien, c’est comme tout, il faut un minimum de gardes-fous ou, à tout le moins, une bouche d’évacuation pour éviter de noyer le poison (non, point d’erreur, j’ai trop d’R et plus assez d’S).

Et comme il m’est impossible d’imiter la carpe, seule dans mon coin, pour mieux explorer tout le chambardement de mon intérieur, je me retrouve quelque peu démunie face à tout ce bouillonnement. « On a créé un monstre ! » est un peu la formule qui me vient à l’esprit depuis samedi.

Reste à le dompter et à lui donner à manger (dès que ce qui le nourrit aura été identifié).

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le juillet 9, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

Étiquettes : , ,

Une réponse à “108

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :