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Ce que je te dois

08 Oct

Voyage

À toi, cher lecteur, qui a mis tant de coeur à me lire et me commenter, sache que le concours Plumes Francophones est terminé.

Je ne l’ai pas remporté mais je, ou plutôt Mildred, est arrivée parmi les cinq finalistes (sur 1541 participants du monde entier, c’est sans doute plus qu’elle n’aurait pu espérer dans son monde de solitude).

J’ai eu la chance d’être conviée à la cérémonie, invitée sur Paris, TGV réservé et bondé de Japonais surexcités, hôtel charmant ayant abrité les amours de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, confortable, doux, avec (comme fait exprès) des couloirs recouverts d’un papier peint à fleurs…

J’ai eu le bonheur de retrouver Paris, seule, elle et moi pour vingt-quatre heures. Arpenter les couloirs du métro dans lequel je n’avais pas mis mon 35 fillette depuis 8 ans, retrouver les réflexes des correspondances, entendre les musiciens parfois bien maladroits chanter et jouer quelque chose que l’on ne reconnaît pas, déjeuner dans une brasserie en observant le trafic incessant de voitures et de piétons, se voir demander sa main par des gamins sondeurs, une adoption par des punks à chien rieurs. Le sourire aux lèvres partout, tout le temps, tout m’évoquait la joie d’être là, d’avoir ce moment à moi.

Puis la cérémonie en elle-même où je suis arrivée en courant, avec retard (je me suis gourée de sens sur le boulevard, j’ai tout de même regretté quelques minutes les talons hauts chaussés), la chance de voir mon livre présenté, défendu même, par le Président d’Amazon France (« un très beau livre, un livre attachant ») avant que Yasmina Khadra, parrain de l’événement, commente à son tour de la plus belle des manières : « Il y a un style très maîtrisé, la souveraineté de son texte, de son univers, c’était fantastique » (tu peux voir ça en cliquant ).

La rencontre avec une autre finaliste, Julie Deh (« Comme un oiseau », un livre à lire absolument), talentueuse, drôle, charmante, une parfaite et immédiate entente qui nous a collées l’une à l’autre toute la soirée pour affronter le buffet, le champagne, les échanges avec un jury qui n’a cessé de répéter qu’il était conquis (et Yasmina Khadra déclarant n’avoir aucun conseil à me donner).

Interview filmée de fin de soirée (il y avait du champagne, dois-je te le rappeler ?), non préparée, pas forcément assumée, on verra plus tard, pour le moment il faut savourer. Retour à pied dans la nuit parisienne, s’étendre dans ce grand lit confortable, seule, bien avec soi-même.

Tout ça, lecteur, je te le dois.

Le concours est fini mais pas l’histoire de ce livre, continue de le faire vivre, continue d’en parler car je le sens, lecteur, toi et moi, ce n’est pas une histoire sans lendemain.

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2 Commentaires

Publié par le octobre 8, 2017 dans littérature

 

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2 réponses à “Ce que je te dois

  1. Philippe

    octobre 9, 2017 at 11:35

    Interview filmée… mais où est le  » (tu peux voir ça en cliquant là). »?

     
    • lavilaine31

      octobre 9, 2017 at 12:42

      Eh bien pour l’instant : je ne sais pas où (et c’est tant mieux ! 😀 )

       

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