Le syndrome de Stendhal

Enlèvement d’une Sabine – Florence

J’ai laissé un morceau de mon coeur à Florence, sur le pas de porte de la maison de Dante.

J’ai éprouvé le syndrome de Stendhal, pas seulement sur les parvis, pas seulement dans les rues et leur dédale.

J’ai éprouvé le syndrome de Stendhal de mon sternum jusque dans mon âme, dans les infinis détails d’une pupille, d’une peau, de mots, de mes gènes qui se meuvent sautillant devant moi, hors de moi, hors ma peau.

J’ai échangé la surconsommation et l’instantané, les repas repus et photos forcées-posées, contre un rayon de soleil, une pizza en terrasse et des nuits décousues, sans sommeil.

J’ai nourri mes yeux et mon cerveau, mon coeur et ma peau, bien plus que mon estomac et j’ai reçu du temps le plus précieux des cadeaux.

J’ai vu et humé la beauté des mains et des pieds sculptés, des sourires énigmatiques et, surtout, de ceux qui m’étaient destinés, des regards auxquels il m’est impossible de m’habituer, des courbes et des élans vivants, des rires et des frôlements, des « n’importe quoi » qui sont tout pour moi.

J’ai observé des statues, des marbres devenus chair, je me suis imprégnée des promesses murmurées, des « ce n’est qu’un début », des « nous reviendrons », « il y en aura encore »..

Il n’y a pas de Noël plus doux et plus fort que celui qui nourrit le coeur et l’esprit.

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