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Archives de Tag: blog

Remerciements

Lecture publique au Tréseaur

Jeudi soir, certains d’entre vous sont venus écouter des extraits de mes nouvelles merveilleusement accompagnées par Cello Man François dans un restaurant plus que charmant, un endroit qui ouvre les ailes même lorsqu’elles sont un peu fripées.

J’ai été incroyablement touchée par l’accueil qui a été le vôtre, par la qualité de votre écoute, par vos « Oh ! », vos « Ah ! » et vos « Non ! » qui ponctuaient la fin des extraits. C’est vous, c’est ça, qui efface les doutes et aide à continuer la route bien solitaire de celui ou celle qui, derrière son ordi, écrit.

Grâce à vous, j’ai avancé plus vite ces derniers jours. Grâce à vous, la discipline qui consiste à écrire chaque jour, ne fut-ce qu’un paragraphe pour ne jamais laisser l’ouvrage de côté plus d’une journée est plus légère. Je dors peu mais c’est tant mieux car je nourris mon roman qui grossit, qui grossit…

Si celles et ceux qui ont acheté mon recueil jeudi soir (et ont vidé le stock !) ont aimé ce qu’ils ont lu autant qu’ils ont semblé aimer les extraits, sachez que je serais ravie de lire ici, dans les commentaires, leurs retours sans détours et échanger avec eux.

Même si j’ai déjà eu l’occasion de vous remercier ailleurs, je tenais à le refaire ici et plus particulièrement remercier François pour son invitation, Philippe pour son lieu chaleureux et vous tous pour le coup de pouce. Merci.

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Publié par le mai 9, 2017 dans triturage de cervelet

 

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Perturbations créatives

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Perturbations

« Tu tiens la moitié d’un roman époustouflant », cette phrase tourne en boucle dans ma tête depuis qu’hier soir en rentrant d’une petite fête, j’ai lu le retour d’un ami fidèle sur ma dernière nouvelle.

« Tu tiens la moitié d’un roman époustouflant » m’a tenue éveillée une grande partie de la nuit.

« Tu tiens la moitié d’un roman époustouflant » produit le même effet que, lorsqu’enfant, un adulte met votre dessin sur le frigo. Il a mis mon dessin sur son frigo.

« Tu tiens la moitié d’un roman époustouflant », c’est perturbant… Perturbant parce qu’incroyablement puissant à recevoir, flatteur et exhausteur de confiance en soi mais également perturbant parce que je pensais avoir achevé mon récit, qu’il était entre les mains de quelques maisons d’éditions (poussé par d’autres retours qui m’avaient pris déjà prise de court tant ils étaient encourageants) et de l’inestimable Eric Poindron, essayant de faire son petit bout de chemin dans son format un peu bâtard entre la grosse nouvelle et le tout petit roman…

Vais-je relever le défi lancé par mon ami ? Un défi qu’il m’adresse en supplique… Vais-je remettre l’ouvrage sur le métier, m’y replonger tête baissée, abandonner pour quelques temps Albert, nouveau personnage d’un nouvel univers, pour me retourner sur ma petite héroïne et la nourrir pour la faire grossir ?  En suis-je seulement capable ? L’écho est là aussi parce que cela résoudrait dans le même temps cette histoire de format. En ce dimanche matin, il n’y a rien de certain à part peut-être l’extraordinaire inspiration et l’incroyable motivation provoquées par le mail que cet ami m’a envoyé.

 

 
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Publié par le janvier 15, 2017 dans triturage de cervelet

 

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Je commence par la fin

Grande nouvelle ou petit roman

Grande nouvelle ou petit roman

J’ai bénéficié d’un joli temps, un temps entre parenthèses, plus calme professionnellement. Quelques jours pour avancer à pas de géant sur ma grosse nouvelle, mon petit roman.

Je sens que le moment arrive, celui qui me rapproche peu à peu de la fin de l’histoire, une fin que je connais déjà depuis longtemps puisque c’est elle qui a motivé les premières lignes. Je commence par la fin… dans ma tête uniquement.

Alors, même si je connais la fin et que le plus gros de la tâche consiste à en créer le début, à l’entremêler à un doux milieu qui conduise plaisamment vers elle, je sens mon coeur qui palpite plus intensément à chaque mot tapé dans un mélange indéfinissable de légère peur, d’excitation, de nostalgie et autres bizarreries.

Je commence par la fin… dans ma tête uniquement et à mesure qu’elle approche je m’interroge sur une autre fin, celle à laquelle est destiné cet écrit : s’il emportera l’enthousiasme des lecteurs, celle d’un éditeur, ou si je tenterai de concrétiser un projet fraîchement germé dont l’originalité risque de déstabiliser mais de m’offrir l’opportunité de monter dans un ascenseur émotionnel encore inexploré (et aussi d’en tomber).

Je commence par la fin… dans ma tête uniquement et en attendant de vous la livrer, je vous remercie à nouveau pour la motivation que vous me donnez lorsque, chaque jour, je constate que vous commandez les nouvelles déjà publiées

 

 

 
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Publié par le novembre 9, 2016 dans triturage de cervelet

 

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Quand le diable sortit de la salle de bain

quand le diable sortit de la salle de bain - Sophie DivryCeci est sans doute le livre le plus délirant qu’il m’ait été donné de lire. Un roman digressif, interruptif (comme le revendique l’auteure Sophie Divry), inventif, au vocabulaire riche, truffé de néologismes savoureux et de calligrammes hilarants…

Ce roman un peu fou parvient malgré tout à avoir queue et tête, et même une colonne vertébrale (contorsionniste mais solide) juste et touchante.

Chose rare, je n’ai pas envie de vous en faire le résumé. Non pas qu’il soit impossible à faire (je vous l’ai dit, la colonne vertébrale est bien là, soutenant fermement le délire de la forme) mais parce que je veux vous laisser découvrir ce livre étonnant et que, moi-même, je l’ai reçu via ma bonne fée et l’ai ouvert sans en rien connaître et sans avoir pris la peine de regarder le résumé.

Alors, faites-moi confiance, laissez-moi être votre bonne fée : secouez vos habitudes de lecture, ouvrez votre esprit à l’aventure littéraire et découvrez ce petit ovni, laissez-vous porter et étonner. Et, si toutefois vous me suivez, revenez ici me dire si vous avez aimé…

 
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Publié par le décembre 7, 2015 dans littérature

 

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Comment je suis devenu un écrivain célèbre – Steve Hely

Parce que je ne sais pas choisir parmi tous les livres que je brûle de lire, j’ai un petit carnet qui ne me quitte jamais et sur lequel je note chaque ouvrage chaleureusement recommandé par des amis dont je sais qu’ils partagent mes goûts, et qui me sert de coupe-faim, lorsque, affamée je pénètre dans une librairie et risque d’y acheter à peu près tout ce qui me semble bien écrit.

Pour me sevrer (et parce que mes fringales littéraires peuvent me prendre à la brune et que, soyons francs, la première librairie n’est pas à portée de pas), je commande à présent mes livres une fois de temps en temps, me tenant uniquement à cette liste (bon… D’accord… Personne ne me croit, même pas moi). Je ne vous cache pas que la commande est à chaque fois volumineuse et que lorsque le facteur, essoufflé et de grosses perles de sueurs roulant sur son front, me dépose le paquet tant attendu, je contemple mes petons pour éviter son regard lourd de reproches et me garde de sautiller de joie comme une gaminette de peur qu’il ne m’accuse de sadisme (cela dit, je sais me faire pardonner et achète à prix d’or chaque année un calendrier orné d’horribles chatons que je m’empresse de recycler).

Bref… C’est ainsi qu’au milieu d’une pile d’ouvrages que je caressais déjà en pensée, j’ai joué à amstramgram pour savoir par lequel commencer (une fois le postier assez loin et après la frustration d’avoir refoulé mes sautillements, je ne vois pas pourquoi je continuerais à renier ma vraie nature sautillante). C’est donc sur «Comment je suis devenu un écrivain célèbre» de Steve Hely que le hasard s’est porté. Et nom d’une bouquino-boulémique que le hasard fait bien les choses.

Ce livre est d’une drôlerie absolue. Autant sur le fond que sur la forme. Le sujet tout d’abord. Pete Tarslaw, jeune homme sans ambition, raté professionnel, plutôt négligé et légèrement alcoolique, travaille dans une société chargée de réécrire les lettres de motivation de candidats à des universités prestigieuses. Dans le but d’infliger un camouflet à son ex petite amie qui a l’outrecuidance de l’inviter à son mariage, il décide de devenir un écrivain célèbre dans le temps qui le sépare des noces. C’est l’interview d’un auteur multimillionnaire, mais au talent littéraire discutable, qui lui inspire cette idée. »J’ai joué à un petit jeu consistant à essayer de deviner quels nouveaux sommets de sentimentalité et de prostitution émotionnelle il avait atteints« 

S’ensuit une étude méthodique sur les best-sellers (d’une justesse presque effrayante), pourquoi et comment en faire autant «Le succès littéraire est inversement proportionnel à la qualité littéraire de son ouvrage», cela ne peut donc qu’être très facile à réaliser. En seize règles (hilarantes), le tour de la question est fait et Pete se met au travail.

Steve Hely est d’un cynisme foudroyant, ses descriptions sans indulgence pleines d’images qui font mouche «Vous n’avez qu’à faire une recherche Google image sur son nom. Visez un peu la photo des plis de graisse qui forment des renflements et des dépressions océaniques au-dessus de son col roulé. Regardez son cou gainé d’un prépuce de chair, comme un pénis non circoncis». Le monde de l’édition passe sous la moulinette de ce jeune écrivain (il s’agit d’un premier roman), des auteurs aux critiques littéraires en passant par les lecteurs, les éditeurs, les producteurs hollywoodiens chargés des adaptations « Dans l’escroquerie littéraire, le jeu consistait à écrire des conneries et à convaincre les lecteurs que c’était de la qualité. Mais à Hollywood, le jeu consistait apparemment à dire à ses clients : « Voilà des conneries. Vous allez payer pour ça, et ça va vous plaire » ».

Au-delà de la vaste escroquerie habilement mise en œuvre par Pete Tarslaw (qui est savoureuse), Steve Hely pose toute la question de la littérature (noble, passionnée et passionnante) qui se perd au profit du livre facile d’accès, du «bankable» de plus en plus recherché par les éditeurs. Parsemant son roman d’extraits d’œuvres fictives pour mieux illustrer son propos, de citations d’auteurs imaginaires, il parvient à nous livrer un ouvrage désopilant (il y a longtemps que je n’avais eu de tels fou-rires solitaires) et profond, servi par une écriture moderne (parfois crue) et légère mais non dénuée de soin.

Et si le Washington Post a eu l’apologétique questionnement suivant : « Peut-être avons-nous lu un livre plus drôle ces vingt dernières années, mais nous serions incapables pour l’instant de vous dire lequel ! », je ne suis pas loin de le reprendre à mon compte…

 
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Publié par le décembre 1, 2011 dans littérature

 

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La cité de verre – Paul Auster (livre audio)

La cité de verre - Paul Auster (livre audio)

Ce n’est pas la première fois que j’explore les livres audio. Lorsque je menais encore une vie parisienne, je ne pouvais envisager mon heure et demi de trajet pour me rendre au bureau sans lire, sans quoi, j’avais l’impression de perdre un temps précieux (même si l’observation des voyageurs m’a bien souvent offert une inspiration non négligeable pour les billets de mon blog).

Les jours de grève, alors que collée contre la vitre du train, écrasée par la foule des voyageurs, il n’était même pas envisageable de parvenir à sortir un bras pour replacer une mèche de cheveux venue chatouiller mon nez, j’étais privée de lecture et bien frustrée par cette privation. Jusqu’au jour où, ayant offert des livres audio à ma grand-mère dont la vue baissait, l’idée m’est venue d’en déposer sur mon lecteur mp3 et c’est ainsi que j’ai commencé à «lire en écoutant», et à m’offrir une bulle de détente, bien isolée des grognements des usagers coléreux.

C’est pourquoi, lorsque les agents-littéraires.fr m’ont proposé «la cité de verre» en livre audio, j’ai immédiatement accepté. Ce premier volet de la Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster est un texte perturbant, qui explore l’acquis, l’inné, les troubles psychologiques liés à l’éducation et nous apprend beaucoup sur les expériences qui ont pu être menées sur des enfants pour façonner leur cerveau. C’est, bien évidemment, toute cette partie qui m’a le plus intéressée et interpellée. Pour le reste, c’est du Paul Auster et ceux qui l’aiment y retrouveront tout son art.

Concernant le format en lui-même, j’avoue avoir été un peu déçue. Si la qualité d’enregistrement est parfaite, le narrateur n’est que trop peu investi à mon goût, le ton est assez monocorde et les césures inappropriées. On ne peut lui ôter le fait qu’il s’applique, que sa voix est agréable, que la diction est impeccable et qu’il n’y a pas, à un seul moment, un mot qui puisse être incompris. Cependant on aimerait l’entendre «se charger» davantage (comme on dit au théâtre), changer de rythme, d’intonations selon qu’il lit un passage de pure narration ou des dialogues, selon les personnages à qui il prête sa voix. On souhaiterait qu’il «joue» vraiment, aussi bien au sens théâtral du terme qu’au sens émotionnel : qu’il s’amuse !

C’est donc une expérience mitigée pour ce livre-ci, mais je reste convaincue par le bonheur de lecture que peut procurer un livre audio, par l’atmosphère toute particulière dans laquelle il peut nous plonger, nous couper du monde pour quelques heures. Et pour peu que la voix soit belle, le comédien investi, on replonge dans ce moment de grâce, où, enfant, on se laissait bercer par la voix du conteur qui nous invitait au repos.

Je recommande donc chaleureusement à celui qui n’a jamais chaussé des écouteurs pour «entendre» un livre, de tenter cette expérience relaxante.

(Par ailleurs, votre Vilaine cherche actuellement à mettre ses nouvelles sous ce format, je ne manquerai pas de vous tenir informés dès que cela sera fait, et suis prête à étudier toutes vos propositions ou suggestions sur ce sujet).

 
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Publié par le juillet 24, 2011 dans littérature

 

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Je pourrais vous parler…

Miroir aux heures noires - Infographie par La Vilaine

Chose rare, je vais vous parler d’un blog, celui de Valérie. Chose rare, car je me suis toujours refusée à critiquer ou encenser les écrits déposés sur La Toile, de peur de me retrouver captive de la jalousie maladive de celui ou celle dont je n’aurais pas parlé. Ils sont pourtant légion, les bloggueurs qui ont mon admiration, pour preuve la longue liste de mes liens.

Mais voilà, je partage un passé avec Valérie, un passé récemment retrouvé, et ses billets m’émeuvent, parce que c’est elle, mais surtout parce qu’elle manie le verbe comme la funambule qu’elle déclare être dès l’en-tête. Et hier soir, en rattrapant mon retard, les écrits de Valérie m’ont offert une bulle d’inspiration.

Je pourrais vous parler de notre passé, de notre année estudiantine aussi fugace que drolatique, aussi surprenante que chaleureuse, jamais achevée parce que je n’y avais pas la tête, parce que j’avais peur des dettes, qu’elles fussent d’argent ou de sentiments.

Je pourrais vous conter les sourires, les hurlements de joie ou de frayeur, les nuits passées sur un banc pour éviter que les cafards nous contaminent de leur humeur toute citadine.

Je pourrais vous envelopper de ces rencontres faites au détour d’un carrefour, d’une exposition pleine de prétention où Jean-Edern nous prit à part et nous scruta de son étrange regard pour connaître notre sentiment sur son talent.

Je pourrais vous retracer les bonheurs exquis, la complicité de la famille que l’on a choisie. Je ne vous raconterai en revanche jamais, le secret des miroirs aux heures noires, des confidences que l’on n’offre qu’à celle avec qui l’on a tant ri.

Une chose est certaine, les billets de Valérie sont courts mais touchent au cœur, nul besoin de la connaître pour le reconnaître, et si, en passant par ici vous tombez sur elle, quittez-moi sur l’instant pour découvrir son talent.

 
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Publié par le juillet 14, 2011 dans triturage de cervelet

 

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