RSS

Archives de Tag: écrivain

300

Barre des 300

Un petit billet en forme de « Merci », lecteur soldat, lecteur qui se bat pour moi, lecteur inconnu, lecteur ami, lecteur instit’, lecteur bibliothécoeur, lecteur passionné et motivé.

On n’a pas doublé, on a triplé, on a passé la barre des trois cents exemplaires. Alors bien sûr, on n’a pas sauté comme ça en un seul élan, on n’a pas attaqué la barre en un seul bond (ma taille ne le permettait de toute façon pas et la grenouille n’est que dans mon estomac), on a pris notre temps toi et moi, on a accumulé les flocons en douceur et, si j’en crois tout ce que je sais de toi, on continue à les poser les uns contre les autres pour former une boule de neige bien ronde, bien compacte.

Je n’ai à te dire que des riens sur ce billet-ci, que des riens et des mercis, je vais donc faire court (ça nous changera) et te remercier pour tout le coeur que tu y mets, où que tu sois.

Où que tu sois, je te serre dans mes bras pour que tu sentes mon coeur qui bat un peu plus fort grâce à toi, pour que tu saches que chaque jour je pense à toi, à ce bout de moi cartonné calé sous ton oreiller, à tes yeux qui parcourent mes mots accumulés, mes paragraphes, mes pages, mes chapitres, mon roman, ce roman et cette toute petite Mildred que tu rends plus grands.

De mon coté, je te promets de mettre encore tout en oeuvre pour continuer à venir te rencontrer par ici ou par là.

 

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 22, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , ,

C’était hier

La Deuxième nuit de la lecture

Il ne faisait pas beau, lecteur, hier. Il y avait la tempête, des éclairs et du tonnerre.

Mais il faisait chaud dans cette accueillante médiathèque et tu étais là.

Tu étais là et tu n’étais pas juste deux ou trois.

Tu es venu avec des livres, des poésies, des instruments de musique, tu as lu, chanté, joué un extrait de pièce de théâtre.

Je me suis installée tout au fond, discrètement puisque en retard, forcément, j’avais prévenu mais tout de même…

Je t’ai regardé transmettre les livres que tu as tant aimé lire, cette année ou bien avant, je t’ai écouté les mettre joliment en avant, j’ai pensé que décidément, être présente avait du sens, l’histoire des « Fleurs roses du papier peint », c’est avant tout ça : transmettre l’amour de la littérature.

Et puis mon tour est arrivé…

Au premier rang il y avait notamment vous deux, deux adolescentes qui, en entendant que j’étais l’auteur du livre que j’allais lire vous êtes enthousiasmées comme seules deux adolescentes s’enthousiasment, avec grands gestes, « oh ! » et « ah ! » et m’avez couvée du regard tout le long de ma lecture.

Au rang suivant, il y avait d’autres regards bienveillants, plus âgés, plus jeunes.

Un peu partout les bénévoles passionnés de la bibliothèque.

Au fond, tout au fond, il y avait vous quatre, mes amies, dont les sourires m’ont donné l’élan final et ont calmé mon coeur qui battait un peu trop vite.

merci

Tu as écouté, lecteur de la nuit, tu as écouté avec une si jolie qualité… Pas un bruit, pas une toux et une fois lancée, j’aurais pu continuer toute la nuit, tout une nuit à te raconter Mildred. Et tu as eu envie, envie d’échanger, d’en savoir plus, d’acheter le livre, que je t’y inscrive un petit mot. Et vous deux, les jolies ados, avez réclamé un « selfie » avec moi en rougissant, vous ignoriez que pour moi, c’était la première fois.

Je n’avais pas envie d’achever cette enrichissante soirée, on a discuté un peu dehors, une amie a fait remarquer l’heure : « moins le quart avant un coup à boire », alors on a filé s’amignoter chez elle, jacasser, rire, débriefer la soirée, et la soirée a duré près d’une nuit… une nuit de la lecture, une nuit de l’amitié.

C’était hier, c’était aussi un peu ce matin, et c’était bien.

Un grand merci à toi, lecteur, et un énorme merci aux bibliothécaires de Veigy et de partout en France.

 

 
5 Commentaires

Publié par le janvier 21, 2018 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , ,

Nuit de la lecture 2018, j’en suis !

Traitement de choc

Voilà encore une bien jolie invitation, lecteur spectateur, une invitation à participer à la Nuit de la Lecture à la Médiathèque de Veigy. Alors, bien sûr, j’ai dit : « Oui » (tu vas voir, cette année encore sera une année du « Oui »‘, du « Non » aussi, maintenant que j’ai appris à le prononcer, mais du « Oui » pour des tas de projets).

Ça m’a un peu bouleversée du planning, ayant déjà pour cette soirée quelques obligations (voeux du Maire, présence requise quand on est Conseillère) mais je me suis dépatouillée pour tout mettre dans la même soirée, une apparition ici, un petit coup de main là et, telle la lune ce prochain 31 janvier ou telle Bonnie Tyler pour mes Juke Boxes Cérébraux lecteurs (je t’expliquerai, promis, c’est une sorte de petit défi entre amies), tout discrètement je m’éclipserai pour te retrouver, lecteur attentif, en prenant, certes, un peu en cours le déroulé de la soirée mais j’y serai.

Ça m’a aussi un peu chamboulée de la santé, étant fiévreuse et rejouant la Dame aux Camélias (ou interprétant le nénuphar de Chloé, Vian, si tu m’entends), tu n’as pas idée de tout ce que j’ai avalé, reniflé, respiré, ingurgité, appliqué, combien je me suis reposée, couchée, allongée, pour être certaine de ne pas te manquer.

Alors, voilà, je serai là ce soir à 21h précises.

Je serai là, mes petits livres sous le bras et je te lirai (j’espère sans tousser), quelque pages des « Fleurs roses du papier peint ». On discutera, on échangera, on rigolera (tu verras, si tu ne me connais pas, je garde rarement mon sérieux plus de dix minutes d’affilée, c’est comme ça, je ne peux pas m’en empêcher), on ne se bisera peut-être pas, rapport aux microbes et aux crobes entiers…

Tu pourras aussi, si tu le souhaites et que les quelques pages lues t’ont plu, repartir avec un exemplaire affublé d’une petite bafouille amicale.

Je me réjouis de te retrouver (même si tu es deux ou trois, hein, tout me va).

À ce soir !

 
2 Commentaires

Publié par le janvier 20, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

C’est le printemps !

on s’étire, on se réveille !

On a beau répéter que la nature est bien faite, quand je regarde mes poules qui se déplument en plein hiver, j’estime avoir le droit légitime d’en douter… L’instant d’après je pense que, comme moi, elles attendent le printemps en caquetant d’impatience (je t’épargne bon nombre d’autres réflexions qui parviennent toujours à se glisser entre le moment sus-évoqué et l’instant d’après, comme ma sincère interrogation sur la raison de leurs cris d’orfraie quand elles pondent : la surprise peut-être ?).

Alors ce matin, en leur donnant du grain et quelques restes (sans quoi elles me picorent le chignon en signe de protestation et j’aimerais éviter un soulèvement voire une révolution), je leur ai annoncé la bonne nouvelle : accrochez-vous aux trois, quatre plumes qu’il vous reste, c’est le printemps !

Oui, je sais, je te vois lecteur sondeur, en lisant le titre et les premières lignes de cet article tu te dis quelque chose de l’ordre du « ça y est, elle a (re) pété un plomb, elle relit du Vian, c’est pas possible autrement » (le tout ponctué de « hein », « nan » et autres petits bruissements pour appuyer ton jugement de Pyrrhonien et pour t’attirer l’approbation d’un ou deux copains), ton côté plus indulgent y voit seulement l’expression de mon empressement à revoir le soleil, le climat tempéré, la fin du brouillard, l’abandon de la bouillotte, la remise au placard des collants qui font débat et des bas qui sont collants…

Je te concède au moins le second point, le printemps, je l’attends de mon pied le plus ferme, j’ai commencé à l’attendre à la seconde même où l’automne a disparu, lui et son lot d’encore-un-peu-de-douceur, d’encore-un-peu-de-lumière, d’encore-un-peu-de-couleurs. Mais tu te fourvoies le doigt dans l’oeil pour le premier point, je suis encore tout à fait saine d’esprit et oui, c’est bien le printemps, pas ici, pas chez nous, pas sur notre calendrier des saisons à nous mais en médecine chinoise, n’en déplaise à la neige que ma grenouille stomacale annonce depuis ce matin avec un air tout à fait certain (je t’en parlerai plus tard de ce batracien) et cette affirmation est parfaitement argumentée : les jours rallongent, le cycle redémarre donc, c’est le printemps. Raisonnement implacable, convenons-en.

(Si tu es dépressif saisonnier, c’est à ce moment précis que tu me remercies pour cette bonne nouvelle et où tu te mets à adorer la médecine chinoise, si toutefois ce n’était pas encore fait).

Et il n’y a pas que les jours qui rallongent, mon énergie aussi. Ça bouillonne à nouveau depuis mes pieds jusqu’à mon cerveau, ça danse dès potron-minet, ça salue le soleil même pas levé, ça démarre mille projets, mille envies, des notes posées partout et tout le temps, des titres, des intrigues, de l’aménagement sans ménagement, de la joie de vivre et un début de roman, le tout sans question, sans doute et sans oh-bordel-trier-tout-ça-va-prendre-un-de-ces-temps et sans ménage de printemps.

Alors, oui, j’écris vite et beaucoup et notamment ici, mais si soudain je disparais à nouveau de tes écrans de surveillance, lecteur ultra-connecté et réseau-socialisé, ne te bile pas, c’est que j’écris ailleurs et c’est aussi pour toi…

 

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le janvier 15, 2018 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , ,

5 livres Au menu

Petite sélection

Je devais te faire ce petit billet en fin d’année, lecteur festif, pour t’aider si, toutefois, tu voulais dépenser quelques uns de tes deniers dans du papier, du livre, des rêves écrits et éveillés.

J’étais pleine de bonne volonté, je voulais t’offrir de la recommandation en pack de 12 pour te faciliter tes achats de Noël, pour contenter ta famille, te suggérer du contenu contentant pour ton nouvel an, et même pour le convive imprévu dont tu ignorais tout mis à part le fait qu’il donnait du « mon chou » à ta soeur depuis ce qui te semblait être à peine une poignée d’heures.

Et puis voilà, moi aussi j’ai fêté ça, je n’étais pas là et même une fois revenue il a fallu s’occuper de faire tourner le tambour de la machine à laver, autant dire que j’étais là mais en fait vraiment pas. J’ai donc failli abandonner l’idée de ce billet et puis, dans un soubresaut d’amour pour toi, j’ai décidé que finalement, si ce n’était pas des idées pour ton nouvel an, ça pourrait au moins t’offrir une to-read list pour ton année, alors, voilà, je m’y mets.

Je vais y aller simplement (« parlons bourrin » aurait dit quelqu’un de diplômé que je connais bien), je vais te lister les 5 livres qui ont emporté mon coeur et mon esprit cette année (une demi-année, en fait, sachant que j’ai dû me rattraper n’ayant que très peu lu tandis que j’écrivais).

Je vais commencer par « L’Écume des jours » de Boris Vian, relu récemment et qui explique un ou deux de mes écrits un peu barrés sur ce blog. Je ne vais pas t’en faire le résumé, je ne vais pas te rappeler pourquoi ce livre est un chef d’oeuvre, je doute qu’il y ait encore qui que ce soit pour ignorer son existence…

Je remonte un peu dans mon temps de lecture pour te parler du livre bouleversant de Sorj Chalandon « Le jour d’avant », qui n’a sans doute pas besoin de ma modeste contribution pour aider à sa promotion. Je peux juste te dire qu’il est rare que je partage l’avis général, que je me fie plus à mon instinct qu’aux critiques, mais que là, vraiment, cette unanimité est amplement méritée. Ce livre est un bijou émotionnel…

Sorj Chalandon me mène directement et logiquement à Michèle Gazier (puisque nous étions ensemble aux Mille-Feuilles) et à son très beau roman : « Silencieuse » qui réussit le tour de magie de faire d’une enfant le centre d’une histoire, le centre d’un village, sans jamais la décrire vraiment… Là encore, je te laisse aller puiser le résumé chez ton libraire ou encore le googliser.

Je vais aussi te causer d’un auteur bien plus confidentiel, une femme aussi talentueuse que drôle et cultivée et qui, elle, a bien besoin d’un coup de main puisqu’elle est auto-éditée : Julie Deh et son « Comme un oiseau », une écriture de dentelière, une histoire de va-tout pour trouver le bonheur, un écho à ma Marie-Agnès Dupin.

Enfin, un livre pour la durée, la « Correspondance 1944-1959 » d’Albert Camus et de Maria Casarès… Tu connais (ou pas) mon amour pour l’épistolaire, 1300 pages de lettres ne pouvaient que me séduire et je n’ai pu résister à me l’offrir (malgré un poids un peu trop gros pour mes bras). Bien sûr, ce n’est pas un livre que l’on lit d’une traite, on n’est pas des vaches (j’ai tout à fait conscience que cette vanne pourrait me valoir l’anéantissement total des balbutiements de ma carrière littéraire, mais j’assume), c’est une plaque de chocolat dont on déguste un carré par ci, un carré par là (pour ma part, quelques lettres chaque matin avant le lever du jour), c’est un bonheur que l’on ne consomme que par petite demi-heure mais qui est virevoltant, inspirant (j’y vois chaque jour des adaptations théâtrales, des romans…) et qui, au-delà de l’immensité de cette histoire d’amour, nous apprend beaucoup, tellement, sur le processus créatif de Camus et sur le métier d’actrice de Casarès.

 

 
1 commentaire

Publié par le janvier 14, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , ,

Effraction

Lecture par effraction

Oui, je sais lecteur, je t’ai quelque peu abandonné à ton quotidien, au froid, à la neige et au verglas (j’espère que tu ne t’es rien foulé tandis que moi-même je ne me foulais pas) mais de ce manquement, si tu es d’accord, on en parlera ailleurs et plus tard.

Aujourd’hui je veux te causer de mon roman (« Encore ! » te dis-tu avec cet air renfrogné mais indulgent de l’enfant qui écoute sa grand-mère radoter, bah oui, « encore » mais tu vas voir, c’est intéressant). Les fleurs roses du papier peint font l’objet d’une étude de lecture par effraction dans une classe suisse.

Alors, oui, là, je vois bien, tu te dis : « Mais kessessé kessa la lecture par effraction ? » et tu as raison. Prenons une petite inspiration, déjà, que MON livre soit étudié dans une école, c’est fou, c’est épatant (terme vieilli, j’en conviens), c’est survoltant.

Mais la lecture par effraction, ça me propulse dans les nuages.

J’en ignorais tout jusqu’il y a quelques jours, jusqu’à ce que cette institutrice inspirée et inspirante me contacte pour m’expliquer son projet et obtenir mon accord. Car, dans lecture par effraction, tu es malin, tu as lu, il y a le mot « effraction » et il n’est pas là pour rien, elle souhaitait donc mon aval et je le lui ai offert avec, en sus, ma participation.

Le but est de donner le goût de la lecture aux élèves (tu avoueras que c’est fort à propos vu le sujet de mon roman) en procédant de façon ludique, comme pour la résolution d’une énigme. Pour démarrer, les élèves ignorent tout du livre, ils n’ont même pas accès à la quatrième de couverture, seul le titre leur est donné comme une minuscule pièce du puzzle. De là, ils doivent imaginer, tenter de deviner, enquêter, partager ce que ledit titre leur évoque et, conséquemment, l’histoire que le livre peut renfermer. C’est ce qu’ils viennent d’effectuer, regarde donc la photo d’illustration pour découvrir ce à quoi ils ont pensé, il y en a quelques uns qui ne sont pas bien loin…

Puis, toujours sans avoir accès au livre, des séquences du roman leur sont données, pas forcément dans l’ordre, pas forcément dans une logique de récit. Là encore, à chaque pièce de puzzle étudiée, ils doivent imaginer, chercher, deviner, réfléchir, s’interroger sur ce qu’il s’est passé ou ce qu’il va se passer.

Enfin, pour la dernière étape, l’enseignant leur fournit enfin le bouquin dans son entièreté. Autant te dire, lecteur, que comme expliqué par la radieuse institutrice, c’est pour eux un véritable os à ronger puisqu’ils verront s’ils ont eu raison ou se sont trompés, s’ils sont de bons enquêteurs ou non.

Et c’est là que le projet (déjà fort enthousiasmant) prend une belle envolée pour moi. Ces petits lecteurs de 12 ans, à l’issue de leur découverte, je m’en vais les rencontrer, ils vont m’interroger (un petit FaceTime récent nous a déjà permis de prendre contact et je te prie d’imaginer qu’une classe te saluant à grand renfort de « Bonjour Maaaaadaaaame ! » c’est impressionnant) et nous allons enregistrer une émission de radio ensemble, un podcast, toujours dans le cadre de ce programme visant à ramener les jeunes vers la lecture…

Je n’étais déjà que joie de lire les commentaires postés sur mon roman puisque, parmi eux, quelques uns ont écrit que je leur avais redonné le goût des livres, c’était l’un de mes buts premiers et je le voyais atteint pour certains. Alors autant te dire (ou t’écrire, c’est plus juste) que ce projet scolaire fait sens et que la lecture par effraction est pour moi une découverte délicieuse que j’aimerais voir appliquée partout tant il me semble que cette approche est largement meilleure que celle pratiquée dans nos collèges et lycées… À promouvoir donc !

 

 
5 Commentaires

Publié par le décembre 4, 2017 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , ,

La délicatesse

Se poser sur le sol

As-tu déjà, lecteur, fait des rêves au shaker ? Tu sais, ces rêves où tout est mélangé, où des personnes qui n’ont aucune raison d’être à cet endroit-là avec ces personnes-ci, à ce moment précis, sont réunies ? Ces rêves improbables mais parfaits.

C’est un peu le résumé de mon dîner de mardi. Des proches de lieux géographiquement éloignés assis à la même table, échangeant, riant, mangeant, buvant.

Moi, assise à la table d’auteurs admirables.

Et la délicatesse.

La délicatesse de mon compagnon de voyage, ma Vérité, studieux dans le TGV pour m’aider à dénicher l’extrait par lequel susciter le désir de l’auditoire.

La délicatesse de mon hôtesse, un quatre étoiles de tendresse à deux pas de la Place Clichy.

La délicatesse de mes amis restés ici, tapotant sur leur écran de téléphone pour m’envoyer des encouragements comme d’autres envoient des fleurs.

La délicatesse de Sorj Chalandon, attentif, présent, multipliant les attentions pour que je me sente à ma place, bienvenue, légitime à ses côtés.

La délicatesse de Frédéric Fredj, présentant mon livre et moi-même à l’assemblée avec tous les égards.

La délicatesse de Michèle Gazier, douce, souriante, s’offrant « Les fleurs roses du papier peint » et me demandant une dédicace.

La délicatesse d’une amie retrouvée chargée d’un cadeau sur fond de colibri, celle d’Annie, discrète et touchante.

Comme après un rêve au shaker, je peine à faire le tri de tout le bonheur reçu à Paris. Je peine à te raconter, lecteur, alors même que je sais tout de ta curiosité sur le sujet, il y a tant à dire et tant de précieux que je veux conserver juste pour moi. Ne m’en veux pas, ça viendra, par bribes ou par pavés jetés ici et là au fil du temps dès qu’il cessera d’être suspendu.

J’ai le coeur empli pour une vie.

 

 
2 Commentaires

Publié par le octobre 13, 2017 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,