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Archives de Tag: écrivain

Libérée

Otage libéré

Mon voleur m’a rendue. Il est revenu avec moi sous le bras et m’a ramenée à l’endroit exact où il m’avait kidnappée (si tu n’as pas suivi, tu n’as plus qu’à lire ici pour te rattraper)

Il m’avait donc juste empruntée. Il ne savait pas que je ne me prêtais pas à ces airs-là.

Il m’a lue et en rendant mon exemplaire à sa propriétaire, il a juste dit : « je l’ai lu je vous le ramène c’était super merci ! » (c’est elle qui me l’a rapporté).

Ça m’a donné une envie, une idée que je vais t’exposer : une fois le concours terminé et le prix distribué, j’aimerais me semer, m’essaimer dans des endroits secrets, vous poussez à me chercher, à me trouver. Un grand cache-cache littéraire ! Au hasard de laisser faire, au sort de décider entre les mains de qui me retrouver. J’y laisserai un mot, des coordonnées, quelque chose pour te permettre, à toi lecteur engagé par la destinée, de me contacter et de me dire si tu m’as aimée.

S’essaimer pour te trouver, lecteur, c’est s’aimer assez pour risquer de s’égarer.

 
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Publié par le août 19, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

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Le prochain

Une idée lumineuse

Elle m’a regardée droit dans les yeux. Elle m’a dit toute l’émotion ressentie chaque fois qu’elle me lit et puis, après quelques secondes d’hésitation, reprise de souffle et pointe d’agitation, elle m’a demandé ce que serait le prochain avant de vraiment oser se lancer :

« Tu devrais écrire une histoire d’amour, un roman un peu érotique, parce qu’avec tes mots… Ce serait… »

Elle a rougi, s’est arrêtée.

J’ai joué la rime pour plaisanter : « Avec mes mots ? Est-ce que je devrais fournir le vibro en guise de promo ? »

Elle a ri (ouf !) puis a repris : « Non, vraiment, tu devrais écrire une histoire d’amour, mais je parle d’un truc puissant pas un truc gnangnan ».

Je lui ai dit que je ne pourrais pas, qu’il y a Cohen et puis Duras. Que le plus beau, ils l’ont écrit et que lorsqu’on les lit, on se dit que tout est dit.

Pour le frisson je l’ai envoyé vers Sade…

Il en est des livres comme des enfants, à peine a-t-on accouché du premier que l’on nous demande quand on fera le suivant.

« Le prochain ? C’est pour quand ? Non, parce que nous, on attend ! »

Le prochain n’est pas loin, il est déjà là, au creux de tout ce que je ne sais pas, il est Albert au désespoir et au milieu de son couloir… à moins que je ne me laisse entraîner vers d’autres contrées, vers celle-ci qui me titille le système hédonique et qui ne comporte (pour le moment) qu’un paragraphe unique…

 
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Publié par le août 16, 2017 dans littérature

 

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Gratuit : « Les fleurs roses du papier peint »

Gratis la version numérique !

Voilà gentil lecteur, parce que tu le mérites, que tu me soutiens, que tu m’aides à déployer mes ailes et que tu aides aussi Mildred à grandir, pour te remercier (et parce que, j’avoue, je viens de voir que j’en avais le droit malgré la participation au concours, ce que je ne savais pas), je te fais un petit (un gros !) cadeau :

La version numérique des « Fleurs roses du papier peint », le format Kindle, je te l’offre pour 5 jours, je te l’offre pour ton week-end du 15 août. À compter de demain, le 13 août et ce, jusqu’au 15 août inclus, tu peux donc me lire gratuitement en cliquant ici 

Partage la bonne nouvelle, lecteur ! Partage autour de toi !

En échange, lecteur, n’oublie surtout pas après m’avoir lue, de commenter et noter sur le site d’Amazon et, si tu as aimé autant que ceux qui m’ont lue jusqu’ici, de rejoindre mon armée de soldats de papier.

Je te souhaite un doux moment de lecture…

 
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Publié par le août 12, 2017 dans littérature

 

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100 !

Munitions prêtes

On va passer la barre des 100, lecteur souteneur et motivant, incessamment.

Évidemment, ce chiffre a de quoi provoquer légers gloussements et amicales moqueries de la part d’auteurs comme Marc Levy mais moi, ça me remplit.

100… En assez peu de temps, finalement… À peine plus d’un mois, même pas accompagné d’un demi (sauf ceux bus aux terrasses des cafés mais on n’a pas le droit de les compter, à ce qu’il paraît).

Alors, forcément, au centième de seconde où l’on aura effectivement passé les 100, j’ai bien envie de fêter ça. Je ne sais pas quoi mais j’y réfléchis, ne t’inquiète pas (et puis ça me fera de l’entraînement pour fêter mes ans quant à leur tour, ils se seront cumulés jusqu’à 100).

Je n’ai qu’un regret, celui de ne pas être en mesure de savoir QUI sera le 100ème acheteur-lecteur. Comme dans ces magasins où tombent cotillons et langues de belle-mère à la seconde où le 100ème client vient dépenser son argent dans de la crème fraîche et des onguents.

J’aurais adoré lui offrir une fête toute personnelle avec musique, champagne et petits fours en ribambelles.

Reste une option : fêter le 100ème lecteur-commentateur, mais il est possible que je fête le centenaire de mes ans un peu avant puisque sur 100, seuls 11 lecteurs m’ont ouvert leur coeur en s’y soumettant, on est donc loin des 100% (pour le moment).

 

 
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Publié par le août 4, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

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Ma came

Là-haut

Ma came, ma drogue, ce sont vos comm’.

Ceux que vous laissez ici et surtout ceux que vous mettez sur Amazon ou Facebook pour noter, critiquer mon roman. Et l’effet est absolument effarant.

Je vous lis, je vous respire, je vous avale, je vous aspire avec, à chaque fois, le coeur qui bat à en exploser ma poitrine.

Tout d’abord ce ne fut qu’une douce brise, légère et rafraîchissante, comme celle que l’on attend les jours d’orages. Puis le vent a forci, il a poussé gentiment dans mon dos comme la main bienveillante d’une mère qui vous dit « vas-y ».

C’est aujourd’hui une tempête, une tornade qui a envoyé valdinguer Doute et emballe mon rythme cardiaque, qui me retourne plus fort que le plus puissant des aphrodisiaques.

Et ce vent fort et chaud, plutôt que me déraciner, renforce mes tiges, m’ancre encore plus profondément dans la Vie. Je peine même à décrire l’effet ressenti en lisant à quel point vous êtes touchés.

L’écriture a toujours été ma médecine, mais vous, vos commentaires incroyables, vos retours parfois plus discrets par mail ou par MP, ils sont ma cocaïne. Et si je m’overdose et que je penche au-dessus du précipice, croyez-moi ce ne sera que pour m’envoler.

 

 

 
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Publié par le juillet 30, 2017 dans triturage de cervelet

 

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J’irai au paradis…

j’irai au paradis…

Parmi tous vos retours chaleureux sur mon roman et mon recueil de nouvelles, il en est un qui m’a particulièrement amusée. Et si la bienséance alliée à la retenue dont je parviens (parfois) à faire preuve quand j’oublie les recommandations de Gilda à Mildred (tu n’as pas encore fini « Les fleurs roses du papier peint » ? tu comprendras quand ce sera fait), j’aurais sans doute osé une réponse plus osée…

Le lecteur dont je vais te parler, je l’ai convaincu de m’acheter un soir de concert. Joueuse (et particulièrement joyeuse ce soir-là), j’ai conversé avec lui comme l’un de ces démarcheurs qui viennent sonner à ta porte et tentent de te vendre des encyclopédies volumineuses qui ne rentrent pas dans ton petit chez toi. Il m’a prévenue… Il m’a dit qu’il ne lisait que très peu… Mais j’ai poursuivi le jeu et il a fini par m’emmener toute dédicacée, en me promettant un retour sincère et rapide.

Il a aimé, c’est déjà ça de fait. Mais il est resté sur sa faim (et sa fin aussi, à en croire ses écrits). Voici donc, en substance, ce qu’il m’a dit (et j’espère qu’il ne me tiendra pas rigueur de rapporter ici ce qui m’a tant amusée, qu’il y verra un clin d’oeil à un retour plus qu’original) : il a aimé, donc, mais a regretté le format trop court qui n’a pas manqué de lui évoquer une « éjaculation précoce » (si, si, c’est bien ce qu’il m’a écrit) et m’a enjoint à pousser ma propre jouissance plus loin (si, si, ça aussi, il l’a écrit, il ignorait qu’un roman était sorti).

Je lui ai donc rapidement exposé (j’étais loin de chez moi, là-bas, je ne pouvais donc trop développer) que c’était le principe des nouvelles et plus encore des nouvelles à chute.

Mais je vais te conter, à toi lecteur fidèle et rien qu’à toi, ce que la décence m’a interdit de répondre alors même que ça me démangeait, alors même que c’est la toute première chose qui m’est venue à l’esprit (et que ça s’alignait parfaitement dans le sens de sa métaphore) : j’ai brûlé de lui expliquer que l’intensité d’un coup vite fait pouvait s’avérer largement supérieure à certains longs coïts où l’on en vient à lister mentalement ses courses histoire de ne pas perdre son temps.

Mais, tu l’as compris, ami perspicace, je n’en ai rien fait de peur que ma boutade soit mal interprétée, je me suis donc contentée de le remercier parce que toi comme lui prenez de votre temps pour me donner vos impressions, quelle qu’en soit la formulation cavalière ou non, et ça, c’est tellement précieux…

 

 
 

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De ci, de là

je suis d’ici

Où que je sois, je ne me sens jamais de là.

Sauf là-bas.

Là-bas où la mer est vagues et marées, où elle sait nous submerger avant de se retirer comme pour nous demander de faire l’effort de la poursuivre, d’aller jusqu’à elle pour y plonger.

Où que je sois, je ne me sens jamais d’ici sauf en elle. Je pourrais lui en vouloir d’avoir tenté un jour de m’emporter, de m’avoir retournée dans ses rouleaux, tirée par les chevilles vers un fond sableux jusqu’à l’étouffement mais il n’en est rien.

Je ne l’avais pas vue depuis près de vingt ans et le soir de mon arrivée, la jupe relevée haut sur les hanches, laissant les vagues envelopper-fouetter mes cuisses, je lui ai soufflé combien elle m’avait manquée.

Je l’ai dit avant même d’avoir conscience de le penser et j’ai senti ma gorge se serrer… Je n’avais pas réalisé combien cette phrase était vraie avant de la prononcer.

 
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Publié par le juillet 24, 2017 dans triturage de cervelet

 

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