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Archives de Tag: la vilaine

Rendez-vous…

Parce qu’il ne faut cesser de raviver ce qui doit l’être, parce qu’il ne faut cesser d’y croire, parce que chacun de tes commentaires sur Les Fleurs Roses du Papier Peint me renverse le coeur et me donne l’élan nécessaire, je te donne rendez-vous.

Le 28 avril, je t’attends pour te présenter mon livre (parce que oui, lecteur, tu es encore quelques uns à ne pas m’avoir lue) dans la charmante bibliothèque associative de Ballaison (74).

Et, si tu m’as feuilletée, lue avec soin ou qui sait ? dévorée, au-delà de t’en féliciter, nous pourrons aussi échanger sur l’histoire, sur comment cela m’est venu, je te livrerais peut-être quelques secrets bien gardés, et tu auras ta gratouille (sur le papier, pas dans le dos, on ne se connaît pas assez) et il se pourrait même qu’on pousse le vice jusqu’à rigoler (un peu… faut pas non plus trop déconner).

Mieux qu’un rendez-vous tinder…

 

Alors viens, lecteur du coin, viens me retrouver (il y aura en plus de quoi te sustenter l’estomac en plus de ton cortex qui le sera déjà, un bon petit déjeuner, un café, des croissants…) samedi 28 au matin.

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Publié par le avril 13, 2018 dans littérature

 

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Ils sont là

Et se laisser flotter

Personne n’a jamais dit que ce serait facile, personne n’a jamais dit que ce serait sans effort, bouche ouverte, tout cuit tombé dans le bec… Personne n’a menti, personne n’a dit qu’il ne faudrait pas un temps, un moment, un instant, un prolongement pour digérer et réparer.

Et puis lâcher prise, accepter ce que l’on aurait sans doute refusé si toutefois on avait eu le malheur de trop mentaliser. Suivre le soleil, le vent, se laisser porter par le courant, mettre du corps quand il y a trop d’esprit, accepter d’écouter son instinct et de bâillonner sa raison, s’ouvrir à ses connexions, tomber la carapace comme un corset trop serré et étouffant, délasser, délaisser, se faire confiance, s’aimer, s’aimer assez pour se faire confiance, pour faire confiance à son instinct.

Ouvrir les yeux en grand tout grand et observer sans chercher à influer et découvrir qu’ils sont là… Parce que je te l’assure, lecteur, ils sont là les moments de grâce, les moments légers, là, tout près, juste à portée. Il suffit d’étendre un bras, parfois se contorsionner un peu, se glisser, ramper une semaine ou deux, il faut juste aller les chercher, sans crainte de risquer, sauter dans le vide sans chercher le parachute, du corps, encore et encore, du corps à t’endormir l’intellect, du n’importe quoi, de la danse, des pieds nus dans les bois…

Et ils sont là les petits riens, les grands beaucoup, les moments étonnants et fous, ils sont là sous tes genoux, prêts à t’envelopper pour peu que tu te laisses un peu porter, que tu en viennes à t’écouter…

 

 
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Publié par le avril 12, 2018 dans triturage de cervelet

 

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Le lapin

il manque le renard…

Il était là, au milieu du couloir à attendre l’ascensionnel à boutons, du bouton pour se donner l’impression d’une action.

Je ne l’ai pas vu immédiatement, nez dans le courrier, clés en mains, prête à dégainer pour retrouver le nouveau chez moi, je n’ai pas regardé autour de moi.

C’est son « Bonjour » tonitruant et l’odeur de tabac froid qui m’ont sortie de mes rêveries cadenassées. Et là, il a enchaîné. Était-ce moi qui avais emménagé juste là (notons que mes clés quasi dans la serrure laissaient tout de même peu de doutes sur ma réponse) ? Oui, c’est bien moi.

Avais-je besoin de quoi que ce soit ? Bricolage ? Meubles ? Electroménager ?

Non, je suis si bien entourée, le four est aussi chaud que l’amitié dont je peux me targuer. Pour bricoler, je sais plutôt bien me débrouiller, merci, c’est gentil mais je ferai sans.

Avais-je pris l’un de ces garages optionnellement fournis avec le logement ?

Non, je n’ai pas de voiture, quant au permis, c’est en suspens.

Oh ? s’est-il étonné… C’est embêtant.

J’ai agité mes clés vers la serrure, pensant l’entretien terminé.

Il a poursuivi…

Un garage, lui, il en avait un, un bien, un correct, un standard, dont il était content. Le souci, c’était sa voiture… Une voiture de collection pour laquelle (à vue de nez) il manquait bien quatre-vingt centimètres pour qu’elle puisse entrer parfaitement. Pas grand chose, en somme, mais assez pour qu’il cherche un endroit où la caser. Paraîtrait que certains garages sont plus grands, pas de grand chose mais ça pourrait bien la caser et résoudre cette histoire de centimètres en trop… Voyez ? Et est-ce que j’étais bien certaine de ne pas vouloir une glacière de voiture, d’ailleurs ?

Bah oui, certaine, rapport au fait que je n’ai ni permis, ni voiture, mais merci.

Certaine aussi pour les petits travaux, le bricolage ? De l’aide pour monter des meubles ? Surtout, ce serait bête d’hésiter.

Bien gentil, merci, mais je sais me débrouiller et j’adore en baver avec des vis en moins sur les meubles Ikea.

Alors il a insisté sur sa voiture, la taille, la porte du garage qui ne ferme pas, le problème de taille, quoi…

J’ai dit que je comprenais bien le souci qui le préoccupait, j’ai mordu mes joues, j’ai retenu de toutes mes forces l’histoire Québécoise du lapin et du renard (si tu ne la connais pas, lecteur de mon coeur, je te la résume rapidement : un lapin tombe dans un lac gelé, le renard ayant une longue queue le sort aisément du pétrin; plus tard le renard tombe à son tour dans le lac gelé, le lapin, ayant une toute petite queue, revient avec une grosse voiture pour sauver le renard du pétrin… la moralité ? Tu l’auras devinée par toi-même…), j’ai souhaité une bonne soirée, j’ai filé devancée par mes clés…

 
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Publié par le avril 11, 2018 dans triturage de cervelet

 

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Just a perfect day

Une journée faite de roses

C’était une journée ordinaire, une journée ordinaire avec un peu d’extraordinaire dedans. Du temps, juste du temps en plus, du temps libre, du temps libéré.

C’était une journée ordinaire, une journée ordinaire avec un peu d’extraordinaire dedans. Une journée sans réveil, loin des nuits sans sommeil, un matin alangui où s’étirer prend du temps, où s’éveiller, poser les pieds sur le sol devient rituel, où chaque geste se vit pleinement.

Une journée ordinaire avec un peu d’extraordinaire dedans, avec du temps. Une journée qui démarre par un bain brûlant, un bain pour laver l’esprit autant que le corps, un bain comme un baptême pour célébrer une première journée ordinaire et libérée. Un bain prolongé, oreilles en plongée pour écouter les battements d’un coeur nouveau.

C’était une journée ordinaire, une journée ordinaire avec un peu d’extraordinaire dedans, Camille et son « Home » qui ne sera plus « where it hurts », les bras qui flottent, les jambes qui dansent.

C’était une journée ordinaire avec des roses dedans… Une journée ordinaire avec, sur le chemin, des arbres, des mots, des amis comme autant de preuves que la vie danse, que les vies dansent…

C’était une journée ordinaire, une première journée d’un tout nouvel ordinaire, une journée à remercier l’univers

 
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Publié par le avril 10, 2018 dans triturage de cervelet

 

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Livre sacré

Marquons

Elle est venue boire un café, discuter de mon intervention dans sa bibliothèque autour d’une boisson chaude et de chocolats…

Elle a foncé droit vers le meuble où était la correspondance de Camus et Casarès, dédaignant la tasse posée sur la table à manger. Elle m’a dit « Alors, c’est donc ça ? » et a entrepris de le feuilleter, lunettes sur le bout de son nez, l’air inspiré.

La seconde d’après, elle s’est tournée vers moi, livre (pavé) à la main et a plongé son regard dans le mien. Un regard mi-courroucé, mi-amusé. Elle a lâché le bouquin sur la table, juste à côté de sa tasse de café fumante, sans me lâcher de ses grands yeux bleu clair.

Elle a dit : « Tu cornes les pages ?! »…

J’ai souri.

« Oui, je corne les pages… »

Elle a tenté un sourcil froncé. J’ai interrompu la flexion et sa réflexion pour en ajouter : « Et tu as vu, j’annote… Je souligne, j’annote, je surligne, j’émarge et oui, je corne ».

Comme une institutrice qui cherche à sermonner gentiment sa jeune élève, elle s’est approchée de moi pour m’expliquer que non, décidément, on ne pouvait pas faire ça, qu’il fallait traiter les livres respectueusement.

Je lui ai répondu que j’aimais y replonger pour retrouver un passage, une phrase, un mot… Que parfois, que souvent, je m’en souvenais en substance mais qu’en les marquant directement dedans, je pouvais reprendre en un clin d’oeil une citation, un bouleversement dans lequel à nouveau m’envelopper pour un instant. Je lui ai raconté le plaisir de découvrir dans des livres ayant appartenus à ma grand-mère, ses annotations, de lire à travers les pages ce qui l’avait marquée et qu’elle avait, conséquemment, marqué directement dedans, combien on apprenait ainsi de bien jolies choses sur les gens.

Elle m’a dit qu’elle avait acheté un petit carnet pour épargner les pages des livres et recopier ce qui l’avait touchée dedans, elle m’a dit que je pourrais en faire autant.

Elle a bu son café et m’a à nouveau regardée en feuilletant le livre distraitement. Elle s’est arrêtée sur une page, sur mon passage. Elle a vu ce que j’avais vu, lu ce que j’avais aimé. Elle a eu un sourire d’une infinie douceur en le découvrant, en me découvrant…

Et puis elle baissé la tête et m’a avoué, à regrets, n’avoir finalement jamais pris le temps de noter quoi que ce soit dans son petit carnet prévu pour ça.

 
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Publié par le février 2, 2018 dans triturage de cervelet

 

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Personne ne marche sous la pluie

Plique-ploquons

C’est l’hiver, tu ne dors pas, tu ne dors plus.

Tu regardes ce temps maussade et passant, un temps à lire du Maupassant, justement. Tes pieds, tes jambes réclament de marcher mais le soleil est devenu flemmard, il se lève bien trop tard, tu peines un peu à te motiver.

Et puis tu réfléchis, au fond puisque tu es debout depuis des heures, plutôt que de tourner en rond autour de la table du salon, autant y aller, tu ne vas tout de même pas te laisser démotiver par trois gouttes de pluie et un peu de bise ?

Alors tu te couvres bien, tu mets des couches (de vêtements, précisons, c’est important) et tu passes la porte en espérant que le vent souffle du bon côté, qu’il te porte, qu’il te pousse. Les premiers pas sont un peu mous, tu n’es pas réveillée de partout et puis, imperceptiblement, tu prends de l’élan, la marche s’allège.

Tu fermes les yeux dans la montée comme si ne rien voir permettait de mieux avancer, et tu avances, en effet, concentrée sur ta respiration, tu tries ta nuit jonchées d’insomnies.

Tu t’étonnes d’avoir chaud, trop chaud et au moment précis où tu fais ce constat, la pluie redouble, le vent se renforce.

Tu découvres ta tête, tu défais tes cheveux, tu stoppes net au milieu du chemin boueux. Visage levé, tu écoutes la pluie plique-ploquer sur tes épaules imperméabilisées, tu sens les gouttes glisser sur tes joues, s’aventurer dans ta nuque et dans ton cou, les mèches autour de ta figure sont détrempées, là, une gouttelette à tes cils vient de s’accrocher, combien de temps va-t-elle s’y attarder ?

Ne bouge plus ! Vois, ressens, ressens comme à cet instant précis tu es vivante, consciente, présente, tout à fait (r)éveillée. Comme la pluie, le vent glacé, pour peu qu’on les laisse nous imprégner, il est possible de les aimer.

Tu reprends ta route, légère et détrempée. Les voitures te croisent en s’affolant des essuies-glace, les phares éberlués par ta mise, personne ne marche sous la pluie à part les folles au caddie, se disent les conducteurs à l’abri de leur pare-brise.

En rentrant, il ne faudra pas traîner, il faudra retirer rapidement les vêtements mouillés, veste, polaire, chaussettes, t-shirt… et foncer sous une douche brûlante pour éviter la fièvre.

Personne ne marche sous la pluie, sauf peut-être les folles au caddie…

 

 

 
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Publié par le février 1, 2018 dans triturage de cervelet

 

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Mon arbre, mon être

tout mon être

Elle m’a dit de choisir un arbre, elle m’a dit de ne plus chercher uniquement à marcher, défouler, compenser, vider mais de choisir un arbre et de m’y poser, de m’y reposer.

Elle m’a dit de m’enraciner contre lui, d’y lire ou d’y méditer mais de m’y coller… de m’y installer régulièrement et longtemps.

J’ai erré dans la forêt, j’ai regardé chacun d’eux.

À tous et à chacun d’eux, je leur ai trouvé quelque chose d’attirant, de doux, de respectueux, d’apaisant.

Et puis j’ai vu celui-ci, un hêtre pour un mieux-être. Il avait d’énormes racines, il avait de la mousse épaisse et douce, un tronc large, des branches hautes, tortueuses et nombreuses tendant loin vers le ciel, s’agrippant aux nuages comme un acrobate.

J’ai pensé : c’est lui (mais j’en doutais encore).

Alors je me suis approchée. Alors je l’ai touché. J’ai lentement fait le tour de ce tronc franc et solide mais lacéré de cicatrices, main ouverte contre l’écorce, paume réceptionnant qui sait quoi, qui sait pourquoi, qui sait comment.

J’ai senti des larmes glisser sur mes joues, rouler le long de mon cou.

J’ai enserré l’arbre trop large pour mes bras, j’ai posé ma joue sur sa mousse épaisse, j’ai respiré lentement, observé les mouvements de ma poitrine contre son flanc et j’ai senti des larmes glisser sur mes joues, rouler le long de mon cou.

Elle m’a dit de choisir un arbre… j’ai senti des larmes glisser sur mes joues, rouler le long de mon cou.

Et j’ai compris pourquoi… et j’ai senti des larmes glisser sur mes joues, rouler le long de mon cou.

Tout mon hêtre était là, dans cette forêt, dans ce bois.

 
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Publié par le janvier 29, 2018 dans triturage de cervelet

 

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