RSS

Archives de Tag: la vilaine

Coléoptère

il est temps

Tu l’as brûlée ta carapace, piétinée, déchirée puis brûlée.

Alors maintenant, il va falloir apprivoiser le bon comme le mauvais.

Elle avait son utilité, ta carapace, elle te protégeait du pire, du violent, du tourment, du/des maltraitant(s).

Elle avait ses raisons, ta carapace, les raisons du passé.

Elle avait du brillant, cette carapace, des dorures et des diamants pour éblouir le chaland.

Elle avait ses défauts, ta carapace : elle te coupait du corps, du coeur et des sentiments. Elle gênait les ailes et les élans.

Tu t’es d’abord déshabillé, pour reprendre du corps, renaître au corps, sentir, effleurer, toucher.

Tu as ensuite ouvert un espace entre tes veines, ces autoroutes qui mènent au coeur, tu as jugé ça déjà bien assez vaste, tu as marqué un temps qui t’a semblé une vie quand ce n’était qu’une heure.

Et à présent tu découvres les antres de ton âme, maintenant qu’elle est tout à terre, la carapace. Tu découvres des parts de toi inexplorées, pas toutes glorieuses, pas toutes aimées, tu flippes un peu (avoue), tu es paumé.

Regarde le cadavre de ton inutile carapace, il est grand temps de l’abandonner, plus que temps d’y croire et de s’abandonner.

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le août 25, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , ,

100°C

matière grise en ébullition

100°C, c’est le point d’ébullition.

100°C c’est la température exacte de mon cerveau.

Mon cerveau bouillonne et je manque de temps. Je pourrais t’écrire des pages, cinquante articles à la minute non nuancés de Grey, lecteur ébouillanté. Mais il s’avère que comme toi, comme lui, comme elle, comme nous tous, le retour de vacances m’a plongée droit dans les corvées et tout ce qu’il y a à réaliser pour continuer d’avancer, vent debout.

Point de triangle de Bermudes à emmerdes, il faut replonger dedans tête baissée et enchaîner, à peine rentrés que nous sommes déjà tous sur les genoux à se demander si l’on en verra le bout. Pas vrai ?

Alors bien sûr, on a bonne mine, le teint hâlé mais…

J’ai mille envies, j’ai mille projets, je voudrais tout faire en même temps, être ici et là, partout et tout le temps. Et tout ce qui doit attendre parce que ce n’est pas encore le moment (patience et longueur de temps…).

Alors bien sûr, on ne va pas se plaindre ou râler, on a eu des vacances, c’est bien plus que beaucoup en France (et je ne te parle pas d’au-delà pour ne pas te miner).

Mais là, tout de suite, maintenant, ce qu’il me faudrait c’est du temps (et le don d’ubiquité). Du temps pour poser, refroidir ce cerveau qui ne demande qu’à écrire et créer, me lancer sur le prochain roman qui est déjà presque tout entier dedans.

Alors, bien sûr, je savoure ma chance d’être là, de manquer de temps, au moins je ne m’ennuie pas mais…

Je peine à me concentrer, je divague et diverge.

Tiens, même cet article je ne sais pas comment le terminer, parce que je manque de temps et parce que, dans ma tête, je suis déjà sur le suivant…

 

 
2 Commentaires

Publié par le août 22, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Vacante

Bonheur en bouteille

J’ai vu des châteaux construits pour s’allier l’univers,

J’ai vu un fils grandir plus vite en 10 jours qu’en un an,

J’ai vu de vieux livres qui sentent la poussière,

J’ai des hommes et des femmes passionnants,

J’ai vu des lacs, des montagnes et des rivières,

J’ai vu la célébration de la vie d’un enfant,

J’ai vu des kilomètres de demain et d’hier,

J’ai vu de l’amour, des amours et tant de gens.

Les vacances ont rempli tout ce qui était encore vacant…

 

 
2 Commentaires

Publié par le août 16, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , ,

La commode

Transformation inconnue

Il faut accepter d’aller voir au fond, tout au fond.

Il faut aller voir dans la commode, vider tous les tiroirs au sol et fouiller dans le bordel accumulé depuis des décennies.

Il faut le regarder bien en face, ce bordel, déplier ce que l’on a jeté en boule, bien caché-planqué, au fond, tout au fond.

Il faut y plonger la tête la première sans avoir peur de s’y noyer.

« Ne sais-tu donc pas nager ? »

Parce qu’il faut nager, au fond, tout au fond, histoire de remonter.

Il faut aller voir dans la commode tout ce que l’on a rangé-oublié dans les tiroirs durant des années.

Il faut comptabiliser les chaussettes esseulées, abandonnées, contempler les tissus troués-déchirés et jamais raccommodés.

Il faut se souvenir de pourquoi, de comment, quel geste, quel accro, ce qui les a défoncés-malmenés-abimés.

Parce qu’une commode est commode pour empiler, une commode, c’est commode pour oublier ce qui est glissé, là, sous la pile des jolies robes colorées et bien pliées.

Il faut s’y confronter à cet amas de merdier, il faut le trier, faire place, faire de la place, le transformer.

Et surtout, oui, surtout, ne pas avoir peur de le transformer, le découper, le jeter, s’armer d’une paire de ciseaux et d’une paire de…c…

…courage et s’interroger : « Est-ce que la chenille a parfois peur de l’inconnu avant d’entrer dans sa chrysalide ? »

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 26, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , ,

La mécanique des billets

Toute ton attention

Je vais t’expliquer, lecteur, comment j’écris mes billets d’humeur (et ce faisant, je vais peut-être perdre quelques lecteurs-voyeurs parmi les scrutateurs).

Je vais te l’expliquer car je reçois parfois des messages inquiets. Tu me lis avec toute ton attention (et j’en suis ravie) et parfois tu scrutes, tu cherches à savoir ce qu’il se passe dans ma vie, tu t’inquiètes ou te réjouis.

Sache que tout ceci part d’un rien, d’une phrase, d’un mot, d’une musique ou d’une chanson, ou encore d’une bribe de conversation volée à la terrasse d’un café.

Tout ne me concerne pas, tout n’est pas en corrélation avec moi. D’ailleurs, regarde, quand je te parle de moi, je te tutoie et c’est le « je » que j’emploie. Et puis, il y a tout ce que je ne te dis pas, tout ce qui est « rien qu’à moi ».

Bien sûr, ce n’est pas si éloigné de moi, puisque c’est moi qui écris ça. C’est mon cerveau qui forme les mots, mes mains qui s’agitent sur le clavier, mes doigts qui frappent les touches. Mais ce n’est pas le reflet de mon état. Je peux écrire la tristesse quand je suis en liesse, je peux écrire la joie avec les yeux embués.

Bien sûr que cela a à voir avec moi, car d’un rien, d’une phrase, d’un mot, d’une musique ou d’une chanson, ou encore d’une bribe de conversation, viennent mes propres sensations, mes propres impressions, découle mon imagination. D’une histoire murmurée à mon oreille, d’un souvenir ramené à la vie, dérive mon inspiration.

Il y a de moi dans chaque lettre que composent mes doigts, il y a de moi dans chaque personnage de mes livres, mais il n’y a pas que ça.

Il y a des gens qui passent, il y a des riens, des mots, des musiques, des chansons et des bribes de conversation.

 

 
1 commentaire

Publié par le juin 17, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , ,

En l’air

En l’air

Ne faites pas de promesses en l’air, ne me dites pas que vous serez là, que l’on fera ceci ou cela…

Je suis comme une enfant, je vous crois, je vous espère.

Ne promettez rien dont vous ne soyez certain. Je fais des plans, pas sur la comète, seulement dans ma tête…

Ne me donnez pas d’espoirs si c’est pour les décevoir.

Ne dites rien dont vous ne soyez certain. Je préfère vous voir vous taire que de me sentir à terre.

Pesez vos mots, n’en prononcez pas un de trop.

Ne proposez rien dont vous ne soyez certain. Je préfère décliner de peur d’être blessée.

Ne me soufflez pas que cela vient de moi, je ne changerai pas.

Je continuerai de croire avec cette naïveté qui permet d’aimer.

 

 
5 Commentaires

Publié par le juin 16, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Le poing sur le i

Poing d’exploitation

Maintes et maintes fois je les ai contemplées.

Les mains m’émeuvent lorsqu’elles se meuvent avec la grâce de la minutie, quoiqu’elles manient.

Les mains caressent, les mains enserrent, les mains donnent ou bien reprennent.

Les mains attachent, les mains empoignent, les mains gardent le précieux en leur creux.

Les mains fabriquent, les mains détruisent, les mains effleurent et brutalisent.

Les mains soignent, les mains se joignent.

Les mains parcourent des kilomètres, sur des corps, sur des claviers, et sur la peau font frissonner.

Les mains parlent et soulignent, elles sont les poings d’exclamation, la ponctuation offerte au son.

Les mains effleurent, les mains virevoltent, les mains dansent des balais hypnotiques.

Les mains se tendent, les mains soutiennent, les mains apprennent.

Les mains s’abiment, les mains travaillent, elles sont un poing d’exploitation.

Les mains réchauffent, les mains recueillent, les mains devinent.

Les mains tremblent, les mains trempent, les mains trahissent.

Les mains disent ce que l’on est, les mains racontent ce que l’on fait.

Les mains font, les mains défont, les mains touchent…

Les mains ME touchent.

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 13, 2019 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , ,