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Archives de Tag: livre

Le prochain

Une idée lumineuse

Elle m’a regardée droit dans les yeux. Elle m’a dit toute l’émotion ressentie chaque fois qu’elle me lit et puis, après quelques secondes d’hésitation, reprise de souffle et pointe d’agitation, elle m’a demandé ce que serait le prochain avant de vraiment oser se lancer :

« Tu devrais écrire une histoire d’amour, un roman un peu érotique, parce qu’avec tes mots… Ce serait… »

Elle a rougi, s’est arrêtée.

J’ai joué la rime pour plaisanter : « Avec mes mots ? Est-ce que je devrais fournir le vibro en guise de promo ? »

Elle a ri (ouf !) puis a repris : « Non, vraiment, tu devrais écrire une histoire d’amour, mais je parle d’un truc puissant pas un truc gnangnan ».

Je lui ai dit que je ne pourrais pas, qu’il y a Cohen et puis Duras. Que le plus beau, ils l’ont écrit et que lorsqu’on les lit, on se dit que tout est dit.

Pour le frisson je l’ai envoyé vers Sade…

Il en est des livres comme des enfants, à peine a-t-on accouché du premier que l’on nous demande quand on fera le suivant.

« Le prochain ? C’est pour quand ? Non, parce que nous, on attend ! »

Le prochain n’est pas loin, il est déjà là, au creux de tout ce que je ne sais pas, il est Albert au désespoir et au milieu de son couloir… à moins que je ne me laisse entraîner vers d’autres contrées, vers celle-ci qui me titille le système hédonique et qui ne comporte (pour le moment) qu’un paragraphe unique…

 
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Publié par le août 16, 2017 dans littérature

 

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Gratuit : « Les fleurs roses du papier peint »

Gratis la version numérique !

Voilà gentil lecteur, parce que tu le mérites, que tu me soutiens, que tu m’aides à déployer mes ailes et que tu aides aussi Mildred à grandir, pour te remercier (et parce que, j’avoue, je viens de voir que j’en avais le droit malgré la participation au concours, ce que je ne savais pas), je te fais un petit (un gros !) cadeau :

La version numérique des « Fleurs roses du papier peint », le format Kindle, je te l’offre pour 5 jours, je te l’offre pour ton week-end du 15 août. À compter de demain, le 13 août et ce, jusqu’au 15 août inclus, tu peux donc me lire gratuitement en cliquant ici 

Partage la bonne nouvelle, lecteur ! Partage autour de toi !

En échange, lecteur, n’oublie surtout pas après m’avoir lue, de commenter et noter sur le site d’Amazon et, si tu as aimé autant que ceux qui m’ont lue jusqu’ici, de rejoindre mon armée de soldats de papier.

Je te souhaite un doux moment de lecture…

 
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Publié par le août 12, 2017 dans littérature

 

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Chiche on double ?

Examinons l’impossible

La barre des 100 est passée, tranquillement, sans trembler ni la frôler.

Ce que vous écrivez à propos de mon roman est plus fort, plus puissant que ce que j’avais imaginé. Vous êtes touchés, émus et parfois presque renversés. Doute est bien loin maintenant. C’est Certitude qui l’a remplacé.

Alors je fais un pari fou, celui de doubler. Il reste du temps mais pas tant.

Chiche, lecteur, on double avant la fin du mois ? Es-tu prêt à t’engager avec moi ? Es-tu prêt à être une part de l’effet boule de neige (et non « boule à neige », je ne compte pas te retourner, faut pas abuser), à examiner l’impossible pour le rendre possible ?

Es-tu prêt, puisque tu m’as tant aimée, à vraiment t’engager ? À écrire à tous tes contacts, comme cette lectrice l’a fait, pour leur dire combien tu m’as aimée, pour leur dire qu’à leur tour, il faut m’acheter, me lire, me commenter ?

Es-tu prêt lecteur à me déclarer ta flamme en écrivant un commentaire sur Amazon, en notant comme un dimanche chez Jacques Martin sans qu’il y ait, en retour, d’autre jouet que celui qui me permettra, à moi qui touche mon rêve du doigt, de le saisir tout entier ?

Es-tu prêt lecteur à inonder ton cercle fermé, réseaux sociaux, copains de boulot, potes de récré ? Allez, viens ! Tu ne risques rien ! Au pire tu offriras un chouette moment de lecture à un ou deux amis en manque d’idée.

Es-tu prêt, lecteur qui n’a pas encore osé me commander, à te lancer (clique ici, c’est vite fait ) ?

Allez chiche ! soldat lecteur, engage-toi dans mon armée, elle n’est faite que de papier…

 

 
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Publié par le août 10, 2017 dans littérature

 

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100 !

Munitions prêtes

On va passer la barre des 100, lecteur souteneur et motivant, incessamment.

Évidemment, ce chiffre a de quoi provoquer légers gloussements et amicales moqueries de la part d’auteurs comme Marc Levy mais moi, ça me remplit.

100… En assez peu de temps, finalement… À peine plus d’un mois, même pas accompagné d’un demi (sauf ceux bus aux terrasses des cafés mais on n’a pas le droit de les compter, à ce qu’il paraît).

Alors, forcément, au centième de seconde où l’on aura effectivement passé les 100, j’ai bien envie de fêter ça. Je ne sais pas quoi mais j’y réfléchis, ne t’inquiète pas (et puis ça me fera de l’entraînement pour fêter mes ans quant à leur tour, ils se seront cumulés jusqu’à 100).

Je n’ai qu’un regret, celui de ne pas être en mesure de savoir QUI sera le 100ème acheteur-lecteur. Comme dans ces magasins où tombent cotillons et langues de belle-mère à la seconde où le 100ème client vient dépenser son argent dans de la crème fraîche et des onguents.

J’aurais adoré lui offrir une fête toute personnelle avec musique, champagne et petits fours en ribambelles.

Reste une option : fêter le 100ème lecteur-commentateur, mais il est possible que je fête le centenaire de mes ans un peu avant puisque sur 100, seuls 11 lecteurs m’ont ouvert leur coeur en s’y soumettant, on est donc loin des 100% (pour le moment).

 

 
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Publié par le août 4, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

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Ma came

Là-haut

Ma came, ma drogue, ce sont vos comm’.

Ceux que vous laissez ici et surtout ceux que vous mettez sur Amazon ou Facebook pour noter, critiquer mon roman. Et l’effet est absolument effarant.

Je vous lis, je vous respire, je vous avale, je vous aspire avec, à chaque fois, le coeur qui bat à en exploser ma poitrine.

Tout d’abord ce ne fut qu’une douce brise, légère et rafraîchissante, comme celle que l’on attend les jours d’orages. Puis le vent a forci, il a poussé gentiment dans mon dos comme la main bienveillante d’une mère qui vous dit « vas-y ».

C’est aujourd’hui une tempête, une tornade qui a envoyé valdinguer Doute et emballe mon rythme cardiaque, qui me retourne plus fort que le plus puissant des aphrodisiaques.

Et ce vent fort et chaud, plutôt que me déraciner, renforce mes tiges, m’ancre encore plus profondément dans la Vie. Je peine même à décrire l’effet ressenti en lisant à quel point vous êtes touchés.

L’écriture a toujours été ma médecine, mais vous, vos commentaires incroyables, vos retours parfois plus discrets par mail ou par MP, ils sont ma cocaïne. Et si je m’overdose et que je penche au-dessus du précipice, croyez-moi ce ne sera que pour m’envoler.

 

 

 
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Publié par le juillet 30, 2017 dans triturage de cervelet

 

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Ô Voleur !

wanted

On m’a volée…

Une lectrice vient de m’en informer. Elle avait suivi mes recommandations, m’avait montée non pas sur le bar mais sur une table de snack et elle m’avait laissée là le temps de soulager sa vessie (par prudence ou par pudeur elle avait choisi de ne pas m’emporter durant sa pause pipi, je l’en remercie même si je l’avais dit : je ne crains pas d’être un peu salie mais bon, c’est vrai, tout dépend par quoi).

Lorsqu’elle est revenue, je n’étais plus là. Un voleur-lecteur (ou était-ce un lecteur-voleur ?) m’avait enlevée, kidnappée, subtilisée, volée. Ma lectrice en a été fort fâchée et moi, sur le moment, bien désolée.

Et puis, l’instant d’après, j’ai conciliabulé avec moi-même : qu’est-ce qui a pu pousser quelqu’un à piquer « Les fleurs roses du papier peint » ? Ce n’est tout de même pas un acte anodin, il se pourrait bien que ça en dise plus que l’histoire d’un simple larcin…

Parce que, tu me l’accorderas, voler un livre n’est pas si commun. Généralement ce sont plutôt portefeuilles et sacs à main qui sont visés, ou encore portables et menue monnaie. Rien que ça, ça me bloque un peu l’amertume et la rancoeur.

Sans compter que c’est un peu flatteur : j’ai fait envie…

Mon livre, son titre ou sa couverture, quelque chose de tout ça a suffisamment provoqué le désir de quelqu’un pour qu’il décide de se l’approprier à la dérobée.

À moins…

À moins qu’il ne s’agisse plus tristement d’un comportement compulsif ou, pire ! d’un manque de papier pour… qui sait ? ce qui plus haut a été évoqué… auquel cas j’espère au moins qu’il m’aura un peu lue avant de m’utiliser.

Et si par hasard, Ô lecteur-voleur, tu passais par là, oseras-tu me dire pourquoi ?

 

 

 
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Publié par le juillet 27, 2017 dans triturage de cervelet

 

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D’improbables probabilités

Une vieille copine

« Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui comptent) » écrivait Nathalie Sarraute dans Martereau. Moi non plus. Et encore moins lorsque les probabilités sont aussi peu de leur côté…

Avant d’aller revoir la mer, j’ai, cher lecteur, rendu visite à ma vieille amie en fer. Un retour dans les rues où j’ai vécu de très belles années, où j’ai habité, fait mes études, travaillé, fait carrière, traîné dans tous les musées des journées entières, festoyé dans les bars qui ferment très tard voire ne ferment jamais.

Comme à chaque fois que je retourne sur mes pas, j’ai eu la sensation que Paris me reprochait de l’avoir abandonnée, oubliée, trompée. Alors j’ai mouché les bateaux et absorbé l’air pollué comme s’il était chargé de tout mon passé. Une promenade sur les Champs dans ce brouhaha auquel je ne suis plus habituée pour me souvenir qu’observer autant de passants, en passant, c’est inspirant. Ce sont autant de petites histoires que l’on peut se conter à part soi à partir d’un mot, d’une phrase, attrapés à la volée.

Mais revenons-en à nos probabilités (seule partie des mathématiques qui ont su me séduire durant ma scolarité) : à un moment donné, il faut bien manger. On choisit un restaurant, il est complet, alors on se dirige sans conviction vers celui d’à côté, on s’installe en terrasse (pour bien profiter de la masse, de ces gens, de ces bruits, de ce grouillement). Une serveuse prend la commande avec l’air renfrogné tout parisien qui nous aurait presque manqué. Et l’on observe à nouveau les badauds, les attablés, les pressés et ceux qui tiennent les murs comme on dit dans la banlieue où je suis née.

Un regard, un visage, là, à la table juste à côté. Un doute… Quinze ans sont passés… Puis la certitude. Juste à côté de moi, une amie, une collègue, celle qui m’a inspiré Delphine et sa phobie particulière déjeune en bavassant les mains virevoltant dans les airs. Alors on se penche vers elle sans piper mot, on attend qu’elle se tourne avec amusement, on se demande si elle nous reconnaîtra… Quinze ans sont passés.

Reconnaissance immédiate ! Voilà qui rassure sur le poids des années ! Incrédulité des deux côtés, comment ?! Quelles probabilités ? Tu n’es là que pour une journée ? En quelques minutes on résume une vie, quinze ans sont passés…

« Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui comptent) » écrivait Nathalie Sarraute dans Martereau. Moi non plus. Elle m’a inspirée Delphine, je lui dois ma première édition… Je la croise alors que je viens de trouver le courage d’écrire tout un roman. Une nouvelle boucle est bouclée.

 
 

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