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Archives de Tag: parole de vilaine

Le prochain

Une idée lumineuse

Elle m’a regardée droit dans les yeux. Elle m’a dit toute l’émotion ressentie chaque fois qu’elle me lit et puis, après quelques secondes d’hésitation, reprise de souffle et pointe d’agitation, elle m’a demandé ce que serait le prochain avant de vraiment oser se lancer :

« Tu devrais écrire une histoire d’amour, un roman un peu érotique, parce qu’avec tes mots… Ce serait… »

Elle a rougi, s’est arrêtée.

J’ai joué la rime pour plaisanter : « Avec mes mots ? Est-ce que je devrais fournir le vibro en guise de promo ? »

Elle a ri (ouf !) puis a repris : « Non, vraiment, tu devrais écrire une histoire d’amour, mais je parle d’un truc puissant pas un truc gnangnan ».

Je lui ai dit que je ne pourrais pas, qu’il y a Cohen et puis Duras. Que le plus beau, ils l’ont écrit et que lorsqu’on les lit, on se dit que tout est dit.

Pour le frisson je l’ai envoyé vers Sade…

Il en est des livres comme des enfants, à peine a-t-on accouché du premier que l’on nous demande quand on fera le suivant.

« Le prochain ? C’est pour quand ? Non, parce que nous, on attend ! »

Le prochain n’est pas loin, il est déjà là, au creux de tout ce que je ne sais pas, il est Albert au désespoir et au milieu de son couloir… à moins que je ne me laisse entraîner vers d’autres contrées, vers celle-ci qui me titille le système hédonique et qui ne comporte (pour le moment) qu’un paragraphe unique…

 
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Publié par le août 16, 2017 dans littérature

 

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On a marché sous la lune

La lune trop pâle caresse…

On a marché sous la lune, au milieu de la nuit, nous ne l’avions jamais fait. Elle s’est planquée au-delà des nuages, a versé une pluie fine sur nos attentes mais sans parvenir à nous décevoir. Alors, à notre tour, on s’est éclipsés dans la forêt.

On a ri comme des gosses, parcouru un chemin souvent emprunté de bon matin. L’un de ces chemins que l’on croit connaître si bien que l’on se dit que l’on pourrait l’avaler les yeux fermés. Il n’en est rien. Dans la nuit, on a perdu l’équilibre, toute notion d’orientation, nos repères, plus de prises mais sans jamais nous perdre, nous.

On a observé les effets de cette lune que l’on nous promettait plus puissante que jamais. Elle, ma Bienveillante, cheveux défaits, sensuelle, drôle et volubile, offrait son rire à la cime des arbres. Moi, un peu ailleurs, à l’affut de chaque craquement, guettant alentours dans l’espoir que l’animal sorte des fourrés, accepte un face à face, prenne ma place.

Lui, ma Vérité, écoutait tantôt amusé, tantôt incrédule, nos délires funambules.

On a quitté la forêt, on s’est assis sur un banc. On a continué à rire et à aligner nos mots comme les étoiles que l’on ne voyait pas. Des constellations de joies comme si l’on avait quinze ans.

Et puis on s’est levés pour partir et la lune a choisi d’enfin nous saluer. Majestueuse, lumineuse, elle nous a éclairés de cette clarté étrange qu’elle seule sait donner.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu pour la lune une fascination particulière. Enfant, je lui confiais mes souhaits, je m’en remettais à ce qu’elle voudrait bien faire de moi, l’implorais de faire en sorte que les petits cochons ne me mangent pas.

Adulte, je la salue à chaque fois que je la vois, avec un sourire que d’aucuns jugeraient béat (pour ne pas dire bêta) par réflexe peut-être, parce qu’elle m’émerveille toujours autant, sans doute, parce qu’elle réveille ma part animale aussi, sûrement, la même que celle qui me permet de deviner la neige et l’orage avant même qu’ils ne soient repérés par les milliers de satellites chargés de les traquer…

 

 

 
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Publié par le août 14, 2017 dans triturage de cervelet

 

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Gratuit : « Les fleurs roses du papier peint »

Gratis la version numérique !

Voilà gentil lecteur, parce que tu le mérites, que tu me soutiens, que tu m’aides à déployer mes ailes et que tu aides aussi Mildred à grandir, pour te remercier (et parce que, j’avoue, je viens de voir que j’en avais le droit malgré la participation au concours, ce que je ne savais pas), je te fais un petit (un gros !) cadeau :

La version numérique des « Fleurs roses du papier peint », le format Kindle, je te l’offre pour 5 jours, je te l’offre pour ton week-end du 15 août. À compter de demain, le 13 août et ce, jusqu’au 15 août inclus, tu peux donc me lire gratuitement en cliquant ici 

Partage la bonne nouvelle, lecteur ! Partage autour de toi !

En échange, lecteur, n’oublie surtout pas après m’avoir lue, de commenter et noter sur le site d’Amazon et, si tu as aimé autant que ceux qui m’ont lue jusqu’ici, de rejoindre mon armée de soldats de papier.

Je te souhaite un doux moment de lecture…

 
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Publié par le août 12, 2017 dans littérature

 

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L’objet de mon affliction

Homère sa mère…

Aujourd’hui, lecteur, j’ai sacrifié mon âme comme de nombreuses mères de famille désespérées par la météo en ces longues (interminables !) vacances en allant au cinéma visionner un dessin animé que je savais, avant même d’acheter le billet, d’une possible médiocrité (si ce n’était ce crabe-réveil hilarant, je crois bien que j’aurais piqué l’un de ces petits roupillons bien mérités après trente et un jours de « qu’est-ce qu’on fait ? »).

Je te passe mon fou rire fort remarqué tandis que je tentais de comprendre cette injonction affichée plein écran au Ciné de mes tourments (et qui semblait ne choquer personne) : « Au cinéma, vous n’êtes pas seul au monde (photo d’illustration Tom Hanks tellement appropriée ! Bien joué ! Bon dieu, les gars, combien vous êtes payés, rappelez-le moi ?), merci d’éteindre vos portables ET de les mettre sur silencieux » (ah ouais ? les deux ensemble ? Quelle astuce hors de ma portée permet d’y arriver ? Un tuto serait bienvenu, j’ai beau tenter, rien n’y fait, figurez-vous que si j’éteins… bah, j’éteins…). pour en venir à l’objet de mon affliction.

Parmi les bandes annonces projetées avant le film pour nous faire rêver, nous et nos bambins prêts à avaler n’importe quelle atrocité pour peu que le parent se laisse aller, une a remporté la palme du néant, de l’absurdité et, tu comprendras plus loin, a tristement fait écho à mon roman : Le monde secret des emoji…

Oui, toi qui me lis, relis ce titre prometteur : Le monde secret des emoji, à savoir TOUT un film dédié aux emoji, aux smartphones et à leurs applications, je te promets, j’ai vu la bande annonce en entier, bouche entrouverte, regard halluciné, il s’agit bien d’un dessin animé qui nous relate la vie de « Tape m’en cinq » et ses potes, perdus dans les limbes de ton smartphone tandis que tu tentes de draguer ta copine d’école…

La vacuité absolue érigée au rang de film pour enfants…

Toi, lecteur, si tu as poussé hors de mon blog et avalé mon roman, tu comprends ce qui m’a effarée… On en est là… On en est à vendre comme un diamant brut, un film dont le smartphone de tes gosses (parce que tes gosses ont un smartphone et l’utilisent à l’école pour draguer pendant les cours) est le lieu ; les emoji, les héros et les applis, les Enfers à traverser… On n’est pas si loin du monde de Mildred, hein… La dystopie frise le réel… Ulysse et son odyssée, pfiou ! du passé, mon arriéré… Tremblez, voici emoji popo qui vanne à sa hauteur de déjection pour emballer Pénélope (là encore, je te promets que je n’exagère pas, la vanne caca est bien là) et tente de survivre aux terribles pièges de Candy Crush…

Va quand même falloir se bouger…

 

 

 

 
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Publié par le août 10, 2017 dans triturage de cervelet

 

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100 !

Munitions prêtes

On va passer la barre des 100, lecteur souteneur et motivant, incessamment.

Évidemment, ce chiffre a de quoi provoquer légers gloussements et amicales moqueries de la part d’auteurs comme Marc Levy mais moi, ça me remplit.

100… En assez peu de temps, finalement… À peine plus d’un mois, même pas accompagné d’un demi (sauf ceux bus aux terrasses des cafés mais on n’a pas le droit de les compter, à ce qu’il paraît).

Alors, forcément, au centième de seconde où l’on aura effectivement passé les 100, j’ai bien envie de fêter ça. Je ne sais pas quoi mais j’y réfléchis, ne t’inquiète pas (et puis ça me fera de l’entraînement pour fêter mes ans quant à leur tour, ils se seront cumulés jusqu’à 100).

Je n’ai qu’un regret, celui de ne pas être en mesure de savoir QUI sera le 100ème acheteur-lecteur. Comme dans ces magasins où tombent cotillons et langues de belle-mère à la seconde où le 100ème client vient dépenser son argent dans de la crème fraîche et des onguents.

J’aurais adoré lui offrir une fête toute personnelle avec musique, champagne et petits fours en ribambelles.

Reste une option : fêter le 100ème lecteur-commentateur, mais il est possible que je fête le centenaire de mes ans un peu avant puisque sur 100, seuls 11 lecteurs m’ont ouvert leur coeur en s’y soumettant, on est donc loin des 100% (pour le moment).

 

 
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Publié par le août 4, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

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Reviens demain

Et saluer le soleil douze fois

Je m’en suis déjà confiée, lecteur, j’ai le rêve étrange et pénétrant, régulièrement délirant et parfois totalement perturbant (comme ici ou même ).

Lorsque j’ai entendu le clocher sonner l’angelus ce matin, j’ai sursauté et me suis poussée moi-même hors du sommeil et hors de mon rêve, surprise que les premiers rayons du soleil ne m’aient pas réveillée comme à l’accoutumée depuis le début de ce vivifiant été.

D’autant que mon rendez-vous de sept heures, ai-je pensé encore ensommeillée, allait poireauter devant ma porte d’entrée en se demandant si, des fois, quand même, je ne me foutais pas un peu du monde (et de sa gueule) à le faire se lever dès potron minet pour marcher tandis que je grasse-matinais (et ne grâce-matinais pas, la grâce ne me touchant jamais avant mon deuxième café).

Et puis j’ai réalisé qu’il faisait nuit noire…

Alors j’ai paniqué…

Comment ! Par quel mystère, quelle catastrophe nucléaire, le soleil avait-il pu NE PAS se lever (oui, pour moi c’était évident) ? Il devrait faire grand jour, ai-je pensé, et ce, depuis près d’une heure !

Car vois-tu, lecteur endormi, si je salue le soleil chaque matin par douze fois (ça fait les bras et déploie les ailes), j’ai gardé en tête ce petit rituel que nous avions entre amis alors que nous nous retrouvions en vacances en bord de mer et qui consistait à regarder le soleil se coucher, d’attendre qu’il ait presque totalement disparu derrière l’horizon pour lui crier : « Tu reviens demain, hein ! Fais pas le con ! » (nous étions jeunes et éméchés et, vacances en Normandie aidant, n’étions pas toujours certains de le revoir le lendemain).

Or, ce matin, j’ai bien cru que mes manquements à cette petite politesse nous avaient plongés dans l’obscurité pour, sinon l’éternité, au moins la journée.

Et puis, j’ai repris pied dans la réalité, vu l’heure (tout juste quatre heures), compris que j’avais encore emmené un bout de rêve dans ma réalité et je me suis recouchée.

 
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Publié par le août 3, 2017 dans triturage de cervelet

 

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La compagnie des femmes

Sue Williams

Longtemps j’ai préféré la compagnie des hommes. Elle me semblait plus directe, plus franche, moins prise de tête. Les « amies » étaient souvent fourbes, juges et parties, nécessitant explications et sous-titrages, questionnements et mesquineries.

Je ne sais si c’est l’âge (à en croire cet article, il se pourrait bien qu’il y ait au moins un lien, je ne te cite rien, tu feras l’effort de le lire en cliquant ici) mais je découvre aujourd’hui avec délice ce que peut apporter la compagnie des femmes.

Bien sûr, j’ai conscience d’avoir de la chance. La chance d’avoir dans mon entourage des femmes aux relations simples, des femmes ayant parcouru un chemin leur permettant d’être bien, bien avec elles, bien avec les autres, d’être des amies, des soeurs, d’être dans l’acceptation totale et dans la pleine ouverture du coeur.

Et ces relations-ci sont un tel cadeau que je ne peux aujourd’hui que regretter que chaque femme ne soit en mesure de s’entourer de ses soeurs avec la même liberté qui m’est donnée. Car les femmes entre elles ont tant à s’apporter.

Sans doute que cet article te semblera, lecteur, bourré de cette sentimentalité tant décriée dans notre société. Certainement qu’il contient bon nombre de lapalissades pour qui détient le même présent que le mien.

Mais si j’en crois ce que lis là ou ici, il semble qu’un long parcours reste à faire pour que les femmes, entre elles, aient des rapports plus sains, sans concurrence, sans jalousie, sans juge, sans partie. On a beau se battre pour l’équité, les femmes restent souvent plus cruelles entre elles que bon nombre d’hommes envers elles.

Alors à toi, lectrice, je te souhaite de vivre de grandes relations féminines inspirantes, de n’être pas tentée de te comparer, mais de t’aimer sans réserve et d’aimer ces femmes qui chacune ont une vie toute différente à te conter.

 
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Publié par le juillet 28, 2017 dans triturage de cervelet

 

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