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Archives de Tag: premier roman

La délicatesse

Se poser sur le sol

As-tu déjà, lecteur, fait des rêves au shaker ? Tu sais, ces rêves où tout est mélangé, où des personnes qui n’ont aucune raison d’être à cet endroit-là avec ces personnes-ci, à ce moment précis, sont réunies ? Ces rêves improbables mais parfaits.

C’est un peu le résumé de mon dîner de mardi. Des proches de lieux géographiquement éloignés assis à la même table, échangeant, riant, mangeant, buvant.

Moi, assise à la table d’auteurs admirables.

Et la délicatesse.

La délicatesse de mon compagnon de voyage, ma Vérité, studieux dans le TGV pour m’aider à dénicher l’extrait par lequel susciter le désir de l’auditoire.

La délicatesse de mon hôtesse, un quatre étoiles de tendresse à deux pas de la Place Clichy.

La délicatesse de mes amis restés ici, tapotant sur leur écran de téléphone pour m’envoyer des encouragements comme d’autres envoient des fleurs.

La délicatesse de Sorj Chalandon, attentif, présent, multipliant les attentions pour que je me sente à ma place, bienvenue, légitime à ses côtés.

La délicatesse de Frédéric Fredj, présentant mon livre et moi-même à l’assemblée avec tous les égards.

La délicatesse de Michèle Gazier, douce, souriante, s’offrant « Les fleurs roses du papier peint » et me demandant une dédicace.

La délicatesse d’une amie retrouvée chargée d’un cadeau sur fond de colibri, celle d’Annie, discrète et touchante.

Comme après un rêve au shaker, je peine à faire le tri de tout le bonheur reçu à Paris. Je peine à te raconter, lecteur, alors même que je sais tout de ta curiosité sur le sujet, il y a tant à dire et tant de précieux que je veux conserver juste pour moi. Ne m’en veux pas, ça viendra, par bribes ou par pavés jetés ici et là au fil du temps dès qu’il cessera d’être suspendu.

J’ai le coeur empli pour une vie.

 

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Publié par le octobre 13, 2017 dans littérature

 

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Le choix

Ce pourrait être celui-ci

D’ordinaire, lorsque je suis confrontée à un choix je fais plutôt fissa.

Je ne suis pas du genre à tergiverser deux heures pour me décider entre le mille-feuilles (oh ! clin d’oeil !) et la tarte au citron tandis que le serveur (et les autres convives, soyons complets) dodeline de la tête pour masquer son impatience et je ne passe pas plus de temps à flâner parmi les rayons d’un magasin de vêtements en ponctuant ma visite de « Ah, j’sais pas… celle-ci ? Celle-là ? Nan… Décidément, j’sais pas ! Je réessaie, bouge pas ! ».

Plus jeune, j’avais un ami qui supportait si mal de devoir se positionner, qu’il avait mis en place d’étonnantes stratégies sous forme de défis. L’exemple le plus effarant étant qu’il avait pour objectif de n’avoir des histoires d’amour qu’avec des filles dont le prénom avait été honoré par une chanson (ce qui me mettait hors jeu d’entrée du même jeu mais, et c’est heureux, je n’avais pas plus d’attirance pour lui que pour ma meilleure amie) réduisant ainsi la liste des possibles et amenuisant conséquemment ce que Renata Salecl nommait la tyrannie du choix.

Mais je digresse…

Le dîner Mille-Feuille approche à grands pas et, va savoir si c’est un coup tordu de l’univers ou pas, mais la multiplication des articles dithyrambiques (à juste titre !) sur Sorj Chalandon ajoutant à ma pression, je peine, je lutte, je me débats avec mes hauts : quel extrait des « Fleurs roses du papier peint » vais-je donc bien choisir pour lire juste à côté (avant, après, nul ne le sait) de cet homme qui a toute mon admiration ?

J’ai bien pensé à laisser le hasard opérer comme je l’avais fait pour une lecture publique de mes deux nouvelles mais, pour cette fois, l’idée ne me satisfait pas.

Alors voilà, j’ai eu une idée : tu vas m’aider (note comme je te laisse le choix). Eh ! Où tu vas ? Reste là ! Ne te sauve pas ! C’est simple : si tu m’as lue, tu vas mettre ici en commentaire (ou sur FB, comme il te plaît) ce que TOI, tu choisirais si tu devais convaincre quelqu’un de lire « Les fleurs roses du papier peint » sans trop en déflorer l’intrigue (merci à Anniemots pour ce jeu de mots repiqué).

Et pour ne pas « spoiler » (comme on dit de nos jours mon bon monsieur), tu vas juste écrire le numéro de la page et celui du paragraphe de début d’extrait (avec un peu de chance, ça aura le mérite supplémentaire de frustrer légèrement celui qui ne l’a pas encore lu et qui, conséquemment, ne pourra pas jouer et, si ça se trouve, il l’achètera dans la foulée !).

Bon, il est possible aussi que tu me dises de me démerder et que j’ai cet air de gamine seule à son goûter d’anniversaire attendant que la sonnette retentisse mais je suis prête à assumer l’échec total et parfait de mon idée…

 
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Publié par le septembre 25, 2017 dans triturage de cervelet

 

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Libérée

Otage libéré

Mon voleur m’a rendue. Il est revenu avec moi sous le bras et m’a ramenée à l’endroit exact où il m’avait kidnappée (si tu n’as pas suivi, tu n’as plus qu’à lire ici pour te rattraper)

Il m’avait donc juste empruntée. Il ne savait pas que je ne me prêtais pas à ces airs-là.

Il m’a lue et en rendant mon exemplaire à sa propriétaire, il a juste dit : « je l’ai lu je vous le ramène c’était super merci ! » (c’est elle qui me l’a rapporté).

Ça m’a donné une envie, une idée que je vais t’exposer : une fois le concours terminé et le prix distribué, j’aimerais me semer, m’essaimer dans des endroits secrets, vous poussez à me chercher, à me trouver. Un grand cache-cache littéraire ! Au hasard de laisser faire, au sort de décider entre les mains de qui me retrouver. J’y laisserai un mot, des coordonnées, quelque chose pour te permettre, à toi lecteur engagé par la destinée, de me contacter et de me dire si tu m’as aimée.

S’essaimer pour te trouver, lecteur, c’est s’aimer assez pour risquer de s’égarer.

 
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Publié par le août 19, 2017 dans littérature, triturage de cervelet

 

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Chiche on double ?

Examinons l’impossible

La barre des 100 est passée, tranquillement, sans trembler ni la frôler.

Ce que vous écrivez à propos de mon roman est plus fort, plus puissant que ce que j’avais imaginé. Vous êtes touchés, émus et parfois presque renversés. Doute est bien loin maintenant. C’est Certitude qui l’a remplacé.

Alors je fais un pari fou, celui de doubler. Il reste du temps mais pas tant.

Chiche, lecteur, on double avant la fin du mois ? Es-tu prêt à t’engager avec moi ? Es-tu prêt à être une part de l’effet boule de neige (et non « boule à neige », je ne compte pas te retourner, faut pas abuser), à examiner l’impossible pour le rendre possible ?

Es-tu prêt, puisque tu m’as tant aimée, à vraiment t’engager ? À écrire à tous tes contacts, comme cette lectrice l’a fait, pour leur dire combien tu m’as aimée, pour leur dire qu’à leur tour, il faut m’acheter, me lire, me commenter ?

Es-tu prêt lecteur à me déclarer ta flamme en écrivant un commentaire sur Amazon, en notant comme un dimanche chez Jacques Martin sans qu’il y ait, en retour, d’autre jouet que celui qui me permettra, à moi qui touche mon rêve du doigt, de le saisir tout entier ?

Es-tu prêt lecteur à inonder ton cercle fermé, réseaux sociaux, copains de boulot, potes de récré ? Allez, viens ! Tu ne risques rien ! Au pire tu offriras un chouette moment de lecture à un ou deux amis en manque d’idée.

Es-tu prêt, lecteur qui n’a pas encore osé me commander, à te lancer (clique ici, c’est vite fait ) ?

Allez chiche ! soldat lecteur, engage-toi dans mon armée, elle n’est faite que de papier…

 

 
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Publié par le août 10, 2017 dans littérature

 

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N’importe quoi

n’importe quoi

Deux semaines, deux semaines pour absorber et digérer une semaine, c’est une bonne moyenne.

La fin de mon livre et le booky-blues, que dis-je ? la mini dépression post scriptum, tu connais ? Moi, je ne connaissais pas. Ça passe par une immense joie, un tsunami de vie, le lot est suivi d’une infinie tristesse puis de nouveau de la liesse et hop ! des fleurs sur la peau et zou ! du rire à gogo (le tout pouvant se produire dans une seule et même journée, voire dans une seule et même heure, voire dans une seule et même minute, tu avoueras que c’est un peu déstabilisant).

Ajoute à cela les effets de trois séances d’ostéosorcellerie (si, si, peut-être que je te raconterais aussi), le manque de sommeil, le yoyo de l’émotionnel, tout ce qui bouleverse certains principes et acquis, et je te passe quelques tornades événementielles personnelles heureuses ou non…

Eh bien, ça donne à peu près n’importe quoi comme résultat mais surtout une envie de suivre ses envies, qu’il s’agisse de se déchausser dans la forêt parce que, tiens ! on ne l’a jamais fait et que l’on sent bien qu’il faut remettre un peu de terre-à-peau dans sa vie pour faire taire le cerveau ou, tout au contraire, de chausser des rollers et de rouler-danser un peu de travers pour éprouver une joie toute enfantine, ou encore de s’assoir par terre au milieu du potager pour humer la coriandre fraîchement rincée par la pluie (parce qu’au fond, on désherbe, on arrose, on soigne mais on ne s’installe jamais dans le potager comme on le ferait dans un jardin anglais et c’est une erreur, tente, tu comprendras pourquoi), ou de rester là, allongée sur le sol à contempler le plafond pendant des heures, n’importe quoi pourvu que l’acte soit mu par une envie un peu barrée qu’il faut cesser d’aliéner.

Faire en oubliant de se demander si c’est sensé, aller à l’essentiel en suivant tout ce qui nous traverse l’esprit, bâillonner l’enfant sage et la raison, se laisser guider par chacune de ses émotions. Et si c’est n’importe quoi, tant pis, tant mieux ! Il n’est pas impossible que dévorer la vie soit aussi simple que ça.

 
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Publié par le juillet 2, 2017 dans triturage de cervelet

 

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S’il ne devait y en avoir qu’un

baignade fortement conseillée

« Les fleurs roses du papier peint » en broché est disponible depuis hier sur Amazon (clique ici lecteur de mon coeur) et déjà un premier commentaire m’a épinglée, telle la fusée de Bashung, au ciel.

J’étais loin hier, loin de mon ordinateur, loin de toi, lecteur. Je prenais un bain dans le lac, je rafraîchissais mes idées sous une agréable chaleur, dans une petite crique paradisiaque, j’oubliais ces dernières journées aux émotions contraires et bouleversantes, je laissais la houle me chavirer pour me recentrer, pour ralentir les battements irréguliers de mon coeur… Et puis je suis rentrée et j’ai lu ce commentaire.

premier commentaire

As-tu idée, lecteur, de l’effet que cela fait ? Sais-tu comme je suis restée interdite, toute parole semblant ne pas être à la hauteur de ce que ces mots ont provoqué ? Je ne sais même pas comment te remercier.

 

Parce qu’au-delà du concours, j’écris exactement pour ça. Pour que toi, lecteur, tu vives un petit moment de bonheur… Et même s’il ne devait y en avoir qu’un, un seul être touché à ce point par mon roman, alors ça suffirait au mien, de bonheur…

Merci, tu viens de soigner en partie mon syndrome de l’imposteur !

 
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Publié par le juin 29, 2017 dans littérature

 

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À table ! C’est prêt !

Mon roman dispo en Kindle

Voilà lecteur, c’est prêt. Mon roman ne m’appartient plus, il est à toi, je te l’ai confié. Je te laisse Mildred, Aldous et Gilda, je te confie ces petits morceaux de moi en espérant que tu les aimes, qu’ils te régalent, t’émeuvent.

Si tu es très impatient de me lire et que tu ne rechignes pas à lire des e-books, tu peux me commander dès aujourd’hui en format Kindle (mais si tu patientes encore un jour ou deux, tu pourras me serrer contre toi, en broché. Pour l’instant il n’y a que les ricains qui peuvent… et puis les anglais, c’est vrai… et puis les allemands, c’est amusant… et les italiens aussi, tiens… et les japonais, à ce qu’il paraît… si tant est que tout ce petit monde lit le français.). Pour cela, il te suffit de cliquer ici.

Sache tout de même que si tu attends la version papier, je t’offre la version kindle en sus (ce qui est tout de même un plus qui devrait t’aider à patienter).

Il est temps que je t’explique mon pari, que je te raconte de quoi il s’agit. Il s’agit de ma participation à un concours : Les plumes Francophones, un concours avec deux prix, l’un des lecteurs, l’autre du jury. Ça y est ? Tu vois pourquoi je vais avoir besoin de toi ? Oui, pour le prix des lecteurs qui se joue à la vente, à la note, au commentaire enjoué.

Il te faudra m’acheter, me lire, me noter et me commenter sur Amazon. Je vais te demander tout ça et plus encore parce que toute seule, je n’y arriverai pas…

Je vais te demander de me partager (que chacun se débrouille pour me découper, l’un prendra les mains, l’autre les pieds), me promouvoir. Bien sûr, tu ne le feras que si j’ai réussi à t’émouvoir, à te toucher, quelle que soit la manière dont je l’aurais fait… Mais si c’est le cas, alors je te demanderai d’en parler, de harceler tes potes de réseaux (les sociaux virtuels comme ceux de ta vie réelle), de ne pas me prêter (pour l’instant, du moins), non, de les convier (chantage, harcèlement, ligotage serré, use de l’arme qui te plaît) à m’acheter à leur tour et d’enrichir la chaîne…

Je ne sais pas comment je te remercierai mais je te promets que je trouverai un moyen de le faire. Et puis, d’ici quelques jours, je te parlerai d’une jolie surprise en forme de carton d’invitation qui m’a été tendu, mais chaque chose en son temps…

 
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Publié par le juin 27, 2017 dans littérature

 

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