RSS

Archives de Tag: premier roman

Rendez-vous…

Parce qu’il ne faut cesser de raviver ce qui doit l’être, parce qu’il ne faut cesser d’y croire, parce que chacun de tes commentaires sur Les Fleurs Roses du Papier Peint me renverse le coeur et me donne l’élan nécessaire, je te donne rendez-vous.

Le 28 avril, je t’attends pour te présenter mon livre (parce que oui, lecteur, tu es encore quelques uns à ne pas m’avoir lue) dans la charmante bibliothèque associative de Ballaison (74).

Et, si tu m’as feuilletée, lue avec soin ou qui sait ? dévorée, au-delà de t’en féliciter, nous pourrons aussi échanger sur l’histoire, sur comment cela m’est venu, je te livrerais peut-être quelques secrets bien gardés, et tu auras ta gratouille (sur le papier, pas dans le dos, on ne se connaît pas assez) et il se pourrait même qu’on pousse le vice jusqu’à rigoler (un peu… faut pas non plus trop déconner).

Mieux qu’un rendez-vous tinder…

 

Alors viens, lecteur du coin, viens me retrouver (il y aura en plus de quoi te sustenter l’estomac en plus de ton cortex qui le sera déjà, un bon petit déjeuner, un café, des croissants…) samedi 28 au matin.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le avril 13, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , ,

Livre sacré

Marquons

Elle est venue boire un café, discuter de mon intervention dans sa bibliothèque autour d’une boisson chaude et de chocolats…

Elle a foncé droit vers le meuble où était la correspondance de Camus et Casarès, dédaignant la tasse posée sur la table à manger. Elle m’a dit « Alors, c’est donc ça ? » et a entrepris de le feuilleter, lunettes sur le bout de son nez, l’air inspiré.

La seconde d’après, elle s’est tournée vers moi, livre (pavé) à la main et a plongé son regard dans le mien. Un regard mi-courroucé, mi-amusé. Elle a lâché le bouquin sur la table, juste à côté de sa tasse de café fumante, sans me lâcher de ses grands yeux bleu clair.

Elle a dit : « Tu cornes les pages ?! »…

J’ai souri.

« Oui, je corne les pages… »

Elle a tenté un sourcil froncé. J’ai interrompu la flexion et sa réflexion pour en ajouter : « Et tu as vu, j’annote… Je souligne, j’annote, je surligne, j’émarge et oui, je corne ».

Comme une institutrice qui cherche à sermonner gentiment sa jeune élève, elle s’est approchée de moi pour m’expliquer que non, décidément, on ne pouvait pas faire ça, qu’il fallait traiter les livres respectueusement.

Je lui ai répondu que j’aimais y replonger pour retrouver un passage, une phrase, un mot… Que parfois, que souvent, je m’en souvenais en substance mais qu’en les marquant directement dedans, je pouvais reprendre en un clin d’oeil une citation, un bouleversement dans lequel à nouveau m’envelopper pour un instant. Je lui ai raconté le plaisir de découvrir dans des livres ayant appartenus à ma grand-mère, ses annotations, de lire à travers les pages ce qui l’avait marquée et qu’elle avait, conséquemment, marqué directement dedans, combien on apprenait ainsi de bien jolies choses sur les gens.

Elle m’a dit qu’elle avait acheté un petit carnet pour épargner les pages des livres et recopier ce qui l’avait touchée dedans, elle m’a dit que je pourrais en faire autant.

Elle a bu son café et m’a à nouveau regardée en feuilletant le livre distraitement. Elle s’est arrêtée sur une page, sur mon passage. Elle a vu ce que j’avais vu, lu ce que j’avais aimé. Elle a eu un sourire d’une infinie douceur en le découvrant, en me découvrant…

Et puis elle baissé la tête et m’a avoué, à regrets, n’avoir finalement jamais pris le temps de noter quoi que ce soit dans son petit carnet prévu pour ça.

 
2 Commentaires

Publié par le février 2, 2018 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

300

Barre des 300

Un petit billet en forme de « Merci », lecteur soldat, lecteur qui se bat pour moi, lecteur inconnu, lecteur ami, lecteur instit’, lecteur bibliothécoeur, lecteur passionné et motivé.

On n’a pas doublé, on a triplé, on a passé la barre des trois cents exemplaires. Alors bien sûr, on n’a pas sauté comme ça en un seul élan, on n’a pas attaqué la barre en un seul bond (ma taille ne le permettait de toute façon pas et la grenouille n’est que dans mon estomac), on a pris notre temps toi et moi, on a accumulé les flocons en douceur et, si j’en crois tout ce que je sais de toi, on continue à les poser les uns contre les autres pour former une boule de neige bien ronde, bien compacte.

Je n’ai à te dire que des riens sur ce billet-ci, que des riens et des mercis, je vais donc faire court (ça nous changera) et te remercier pour tout le coeur que tu y mets, où que tu sois.

Où que tu sois, je te serre dans mes bras pour que tu sentes mon coeur qui bat un peu plus fort grâce à toi, pour que tu saches que chaque jour je pense à toi, à ce bout de moi cartonné calé sous ton oreiller, à tes yeux qui parcourent mes mots accumulés, mes paragraphes, mes pages, mes chapitres, mon roman, ce roman et cette toute petite Mildred que tu rends plus grands.

De mon coté, je te promets de mettre encore tout en oeuvre pour continuer à venir te rencontrer par ici ou par là.

 

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 22, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , ,

L’année de l’envol

Dans TES mains

J’ai mis un peu de temps pour te les adresser mes voeux, lecteur superstitieux et rêveur… J’ai mis du temps mais, à ce que l’on dit, nous avons tout le mois de janvier pour ce faire, tu ne pourras donc pas me taxer d’être totalement tête en l’air.

J’avais besoin de sonder ce que cette nouvelle année pouvait nous apporter, j’avais besoin de farfouiller au fond de mon coeur pour y dénicher l’intention à lui donner. Tu le sais, les voeux normaux à base de bonne année, bonne santé, ne sont pas ma tasse de thé et ne l’ont jamais été. Tu le sais aussi, depuis l’an passé, je sais les accepter et j’en viens même à les aimer. L’an passé, l’année UN, l’année de l’audace, l’année du OUI, l’année de la VIE, a finalement mis une sacrée pression sur celle qui s’ouvre aujourd’hui.

J’ai reçu des messages inspirants depuis ce premier janvier, comme si, tous mes proches amis (mais aussi des contacts plus éloignés) savaient mieux que moi ce qu’il fallait me souhaiter, ce que cette année DEUX devait m’apporter.

« Année conquérante », « Année remplie de jolis mots, de tendresse et de respect », « Année étoilée », « Année de l’envol ».

Voilà, on y est, ai-je pensé, le lien entre 2017 et 2018 est fait. Si la première a sonné le déploiement de mes ailes (grâce à toi, lecteur soldat), si le souffle que chacun y a déposé (et je n’aurais pas assez de ce billet pour citer tous ceux qui, croisant mon chemin cette année même quelques instants, l’ont fait consciemment ou non) a permis de les étirer, de les renforcer, de les muscler, la seconde ne peut être que celle de l’envolée.

Il est temps de se jeter joyeusement dans le vide, sans peur ni vertige.

Alors, doux lecteur, je te souhaite de même pour cette année… Je te souhaite de prendre conscience que tu es, que tu existes, que si tu n’es que promesses, n’attends personne pour les tenir (« Je n’existe pas, j’attends d’exister, je ne suis que promesses » Maria Casarès à Albert Camus*)…

Je te souhaite de découvrir que tu es le seul maître de ton bonheur, que personne ne détient le pouvoir de te rendre heureux si ce n’est TOI, que tu es le seul responsable de ta vie, qu’il n’y a que toi qui peut t’empêcher d’être pleinement toi et ce, même si certaines rencontres peuvent y contribuer (« Cela signifie que j’ai retrouvé avec toi une source de vie que j’avais perdue. On peut avoir besoin d’un être pour être soi-même. C’est ce qui arrive en général. Moi, j’ai besoin de toi pour être plus que moi-même » Albert Camus à Maria Casarès*).

Je te souhaite donc d’être toi, envers et contre tes peurs, de suivre avant tout ce que dicte ton coeur, de prendre le temps de l’écouter et puis, avant la fin de l’année, de t’envoler…

 

*Extraits de Correspondance 1944-1959 / Marias Casarès Albert Camus – Éditions Gallimard

 

 

 

 
1 commentaire

Publié par le janvier 9, 2018 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , ,

Radio kills the video stars

On the air

Je ne t’ai pas raconté, lecteur, la journée enthousiasmante avec mes petits lecteurs par effraction et, prenant conscience de mon erreur (enfin, de mon manquement, de mon oubli, de mon manque de temps) je m’en vais de mes doigts taper sur mon clavier pour te la conter (pour les voeux de début d’année, on attendra un prochain billet).

Cette fin d’année a décidément été marquée par de bien jolis moments sur mon chemin et celui-ci en fut un.

Pour tout un tas de raisons, je n’avais pas fermé l’oeil de la nuit et, en croisant ma mine parfaitement défaite au petit matin, j’ai remercié à haute voix l’option « radio » avant de réaliser que les mouflets, eux, ne manqueraient rien de ma cerne et de ma trombine en berne. Soit, ai-je alors tenté de m’auto-persuader, ça ira dans le sens de la légende de l’écrivain torturé, il me suffira de prendre un air calme, sombre et distancié (ce que, si tu me connais un peu, doit bien te faire marrer) tout en croisant tous les doigts que j’ai (vingt en tout, pas un en moins, pas un en trop) pour que personne, je dis bien personne, ne prenne de photo.

Bref, passons mes élucubrations matineuses (passons aussi le fait que mon cerveau ayant un jukebox intégré, j’ai eu « Video kills the radio stars » dans la tête en boucle pendant 24 TRÈS LONGUES heures – ne clique pas malheureux ! ne clique pas !- ) et venons-en directement à mon arrivée dans cette école suisse où, dès l’entrée, tu sais que tu n’es pas en France ( parfois, je suis lente à la détente) et qui te donne une furieuse envie de revenir vers ta propre adolescence pour profiter de ces lieux et de la façon dont l’enseignement semble y être dispensé.

Je n’étais que nervosité à l’idée de passer la porte d’une classe remplie de pré-adolescents qui, selon leur ravissante institutrice, m’attendaient un peu (je cite) comme une rock star (tu le sens mon malaise ?) et étaient tout flippés-de-leur-race (oui, à journée avec du jeune, langage de jeune), « l’affrontement » n’était pas équilibré, douze contre une et comme je n’adore pas être la reine de la fête…

Après un temps d’observation en immersion (diable ! que cette enseignante enseigne avec passion !), de succinctes présentations (12 prénoms d’affilée à ne pas oublier ou mélanger), l’enseignante a eu cette phrase glaçante à l’intention de ses élèves : « Pour se mettre à l’aise, je vous propose de poser quelques questions à Audrey, ce qui vous passe par la tête »… Ok… Déglutition… Pour mettre à l’aise qui ?

Tu imagines, lecteur, 12 têtes alignées le long d’une grande tablée avec toi en bout de ladite table, 12 paires d’yeux qui te scrutent, observent chacun de tes petits gestes, se la grattent (la tête), réfléchissent puis lèvent le doigt la question sur la langue, la joue soudain rosie ? À l’aise…

Et puis, si… Des questions choux (sauf celle qui a entraîné des devinettes sur mon âge, hein), des gamins bourrés d’imagination et de motivation. Ensuite, tout s’est enchaîné, je leur ai lu le nouvel extrait à étudier des « Fleurs roses du papier peint » (pièce puzzle de leur enquête), j’ai vu leurs bouilles déconfites-interloquées-incrédules face à la révélation du « problème Mildred », j’ai écouté leurs théories souvent pleines de bon sens sur pourquoi, comment le livre a-t-il pu être à ce point rejeté… J’ai adoré ! Je serais restée toute une semaine avec eux (je compte d’ailleurs bien revenir les voir une fois qu’ils auront lu tout le livre).

Et puis nous avons fait un filage pour préparer l’émission de radio, j’ai été époustouflée de découvrir leur professionnalisme (certes dirigé et bien préparé par leur institutrice mais tout de même), touchée par une enfant qui, prise par le trac, a soudain sangloté, j’ai été enchantée par la chaleureuse équipe de radio, l’accueil plus qu’agréable de l’équipe enseignante (Direction incluse) je n’en avais plus rien à faire que qui que ce soit prenne une photo, j’étais bien.

Et l’enregistrement dans les conditions du direct m’a encore plus épatée, toutes les petites imperfections du filage se sont envolées, mes petits lecteurs ont été portés par leur propre plaisir, ils ont (comme on dit quand on est jeune, frais et spontané) assuré-leur-race (encore bravo !) !

Alors, si tu veux écouter cette belle émission, entièrement réalisée par les enfants (jingle à la Robins des Bois ou à la Poulpe – selon tes (p)références- inclus), il te suffit de cliquer ici puis de (re)cliquer sur le dessin du poste de radio, je te préviens, ce sont de vrais pro !

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 8, 2018 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

La délicatesse

Se poser sur le sol

As-tu déjà, lecteur, fait des rêves au shaker ? Tu sais, ces rêves où tout est mélangé, où des personnes qui n’ont aucune raison d’être à cet endroit-là avec ces personnes-ci, à ce moment précis, sont réunies ? Ces rêves improbables mais parfaits.

C’est un peu le résumé de mon dîner de mardi. Des proches de lieux géographiquement éloignés assis à la même table, échangeant, riant, mangeant, buvant.

Moi, assise à la table d’auteurs admirables.

Et la délicatesse.

La délicatesse de mon compagnon de voyage, ma Vérité, studieux dans le TGV pour m’aider à dénicher l’extrait par lequel susciter le désir de l’auditoire.

La délicatesse de mon hôtesse, un quatre étoiles de tendresse à deux pas de la Place Clichy.

La délicatesse de mes amis restés ici, tapotant sur leur écran de téléphone pour m’envoyer des encouragements comme d’autres envoient des fleurs.

La délicatesse de Sorj Chalandon, attentif, présent, multipliant les attentions pour que je me sente à ma place, bienvenue, légitime à ses côtés.

La délicatesse de Frédéric Fredj, présentant mon livre et moi-même à l’assemblée avec tous les égards.

La délicatesse de Michèle Gazier, douce, souriante, s’offrant « Les fleurs roses du papier peint » et me demandant une dédicace.

La délicatesse d’une amie retrouvée chargée d’un cadeau sur fond de colibri, celle d’Annie, discrète et touchante.

Comme après un rêve au shaker, je peine à faire le tri de tout le bonheur reçu à Paris. Je peine à te raconter, lecteur, alors même que je sais tout de ta curiosité sur le sujet, il y a tant à dire et tant de précieux que je veux conserver juste pour moi. Ne m’en veux pas, ça viendra, par bribes ou par pavés jetés ici et là au fil du temps dès qu’il cessera d’être suspendu.

J’ai le coeur empli pour une vie.

 

 
2 Commentaires

Publié par le octobre 13, 2017 dans littérature

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Le choix

Ce pourrait être celui-ci

D’ordinaire, lorsque je suis confrontée à un choix je fais plutôt fissa.

Je ne suis pas du genre à tergiverser deux heures pour me décider entre le mille-feuilles (oh ! clin d’oeil !) et la tarte au citron tandis que le serveur (et les autres convives, soyons complets) dodeline de la tête pour masquer son impatience et je ne passe pas plus de temps à flâner parmi les rayons d’un magasin de vêtements en ponctuant ma visite de « Ah, j’sais pas… celle-ci ? Celle-là ? Nan… Décidément, j’sais pas ! Je réessaie, bouge pas ! ».

Plus jeune, j’avais un ami qui supportait si mal de devoir se positionner, qu’il avait mis en place d’étonnantes stratégies sous forme de défis. L’exemple le plus effarant étant qu’il avait pour objectif de n’avoir des histoires d’amour qu’avec des filles dont le prénom avait été honoré par une chanson (ce qui me mettait hors jeu d’entrée du même jeu mais, et c’est heureux, je n’avais pas plus d’attirance pour lui que pour ma meilleure amie) réduisant ainsi la liste des possibles et amenuisant conséquemment ce que Renata Salecl nommait la tyrannie du choix.

Mais je digresse…

Le dîner Mille-Feuille approche à grands pas et, va savoir si c’est un coup tordu de l’univers ou pas, mais la multiplication des articles dithyrambiques (à juste titre !) sur Sorj Chalandon ajoutant à ma pression, je peine, je lutte, je me débats avec mes hauts : quel extrait des « Fleurs roses du papier peint » vais-je donc bien choisir pour lire juste à côté (avant, après, nul ne le sait) de cet homme qui a toute mon admiration ?

J’ai bien pensé à laisser le hasard opérer comme je l’avais fait pour une lecture publique de mes deux nouvelles mais, pour cette fois, l’idée ne me satisfait pas.

Alors voilà, j’ai eu une idée : tu vas m’aider (note comme je te laisse le choix). Eh ! Où tu vas ? Reste là ! Ne te sauve pas ! C’est simple : si tu m’as lue, tu vas mettre ici en commentaire (ou sur FB, comme il te plaît) ce que TOI, tu choisirais si tu devais convaincre quelqu’un de lire « Les fleurs roses du papier peint » sans trop en déflorer l’intrigue (merci à Anniemots pour ce jeu de mots repiqué).

Et pour ne pas « spoiler » (comme on dit de nos jours mon bon monsieur), tu vas juste écrire le numéro de la page et celui du paragraphe de début d’extrait (avec un peu de chance, ça aura le mérite supplémentaire de frustrer légèrement celui qui ne l’a pas encore lu et qui, conséquemment, ne pourra pas jouer et, si ça se trouve, il l’achètera dans la foulée !).

Bon, il est possible aussi que tu me dises de me démerder et que j’ai cet air de gamine seule à son goûter d’anniversaire attendant que la sonnette retentisse mais je suis prête à assumer l’échec total et parfait de mon idée…

 
2 Commentaires

Publié par le septembre 25, 2017 dans triturage de cervelet

 

Étiquettes : , , , , , , ,