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Comme un arbre que les rayons viennent réveiller

comme un arbre

Tu la sens la chaleur ?

La vie qui remonte lentement depuis tes pieds, le long de tes jambes, s’infiltre dans ton ventre, irrigue tes veines et tes artères ?

Comme un arbre que les rayons du soleil viennent réveiller, la douceur de cette journée vient rallumer tes cellules alourdies par l’hiver.

Sa langue chaude se glisse dans ton dos, tes épaules se détendent, ton plexus s’ouvre, prêt à laisser entrer la joie qui palpite au fond de ton estomac.

Tu la sens cette journée parfaite et son redoux qui enflamme tes joues ?

Aujourd’hui tu fêtes l’amour ou tu ne le fêtes pas.

Tu le fêtes par envie, par conviction ou par un léger sentiment d’obligation.

Tu ne le fêtes pas parce que tu argues que c’est commercial ou que tu n’as pas besoin de ça.

Quel que soit ton choix, tu le sais, c’est , un peu partout, dans la vie, dans TA vie, dans l’infime, dans l’immense comme dans le mini et ce, tous les jours, chaque jour, pas seulement aujourd’hui, pas uniquement dans un « elle » ou dans un « lui ».

Comme un arbre que les rayons du soleil viennent réveiller, tu transformes ce que tu respires, tu inspires à te transformer et rien, absolument rien, ne saurait t’arrêter pourvu que tu y mettes ce que, aujourd’hui, tu fêtes ou ne fêtes pas, selon ton choix.

Belle Saint Valentin, à toi, lecteur.

 

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Publié par le février 14, 2019 dans triturage de cervelet

 

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À la Saint-Valentin, surtout, ne promets rien.

Parfois Jiminy devrait se taire.

Parfois Jiminy devrait se taire. ©Photo par LaVilaine

Alors que l’astéroïde tristement nommé 2012DA14 n’était pas passé loin de nous percuter le lendemain du 14 février (tristement nommé, parce que reconnaissons que cette façon de baptiser toutes les nouvelles étoiles et autres merveilles astronomiques avec des compositions de chiffres et de lettres ne fait rêver que Laurent Romejko), une amie un peu déçue me contait par le menu sa menue Saint-Valentin et le menu qui la composait. En substance, si elle avait apprécié le gargantuesque repas, elle regrettait de n’avoir pu tirer la substantifique moelle de l’amour de son amant et de n’avoir guère plus que l’os à ronger.

Telle une Jiminy Cricket, j’offris mon oreille attentive, prête à prodiguer du conseil avisé en oubliant mon peu d’inclination aux choses romantiques. Mieux, je l’encourageai à expliciter son propos (ses reproches, en somme), par un lourdaud : « Mais t’aurais aimé quoi ? », afin de comprendre comment et pourquoi, le rustre avait eu tout faux.

« J’sais pas », bégaya-t-elle, puis l’air brutalement inspiré elle ajouta : « Tu vois la chanson de Johnny ? ».

Là, pour ne rien vous dissimuler, je me suis dit que l’on croit connaître les gens, et puis soudain, on découvre qu’ils sont fans de Johnny… Et j’ai un peu paniqué… Mais, sans rien en laisser paraître, j’ai à nouveau encouragé par un « Non ? Laquelle ? », « Je te promets, a-t-elle prononcé avec un soin particulier, eh bien, tu vois, j’m’en fous des dîners, des cadeaux, mais un mec qui me ferait une aussi belle déclaration d’amour, ça, bah pffff… » a-t-elle répondu avec de charmants trémolos dans la voix…

C’est là que j’oubliai la retenue nécessaire et que, laissant striduler le criquet sus-mentionné, je me lançai dans un monologue digne de la mère excédée qui balance sans ménagement que le Père-Noël n’existe pas :

« Sérieusement ? « Je te promets » ? Une sublime déclaration d’amour ? Penchons-nous un instant sur ce que le type promet. (oui parce que, quand même, j’ai une culture musicale, je connais donc les paroles) Rien. D’abord, de son propre aveu : il ment. Je cite (pardon, je peux être péniblement scolaire quand je veux démontrer la logique de mon propos, j’en ai conscience) « Et même si c’est pas vrai, même si je mens ». Bon, tu me diras, au moins, il ne la prend pas pour une truffe, c’est déjà ça de pris… Mais surtout, le seul truc qu’il promet et qu’il n’est donc même pas sûr de tenir, c’est une histoire de cul sans lendemain (pardon, je peux être péniblement grossière quand je veux démontrer la logique de mon propos, j’en ai conscience), je cite (scolaire, scolaire…) : « Pas toute la vie mais quelques heures ». Ah, elle est belle la déclaration d’amour, hein ? Alors certes, c’est beaucoup plus subtil que Max Boublil et son « Ce soir, tu vas prendre » (j’ai une culture musicale discutable) mais au final, le propos est le même… Que tu aies envie d’un plan cul (grossière, grossière…), et que tu me dises qu’un type qui viendrait te le proposer en ces termes te ferait frémir, fort bien, j’applaudis des deux mains, mais pas que tu rêves de pareille déclaration d’amour… ».

Le regard comme vidé, mon amie a fini son café d’une seule gorgée, farfouillé dans son sac et s’est levée tout à trac en marmonnant un mot d’excuse sur un rendez-vous urgent. Je doute d’avoir de ses nouvelles avant un petit moment…

 
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Publié par le février 18, 2013 dans Vilaine histoire

 

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